Pooled Windows Virtual Desktop VMs managées avec Intune

Enroll Windows Virtual Desktop to Intune – Mr T-Bone´s Blog

Attendu depuis plusieurs mois, il est maintenant possible de mettre en place un MDM via l’outil Intune pour des machines virtuelles partagées Windows Virtual Desktop. Il s’agit toujours d’une nouvelle feature en Preview, mais qui va à terme simplifier le maintien opérationnel de ce service de Remote Desktop proposé par Azure.

Pour vous re-situer dans le sujet, voici deux vidéos sélectionnées par mes soins sur qu’est ce qu’Intune et les différences et les synergies possibles avec Configuration Manager :

Points clefs d’Intune.
Merci à Jean-Sébastien 🙂

L’objectif de cet article est donc de vous parcourir avec vous toutes les étapes nécessaires à la mise en place de cette association.

Rappel :

Comme indiqué dans son article sur les machines virtuelles partagées, Microsoft nous explique que la prise en charge actuelle d’Intune est uniquement orientée sur la configuration des VMs. De ce fait et pour que l’application se fasse correctement, il sera donc nécessaire de cibler les polices sur des groupes de machines et non des groupes d’utilisateurs.

Prérequis :

Certaines conditions sont donc obligatoires pour profiter d’Intune sur un environnement Windows Virtual Desktop :

  • Windows 10 multisessions, version 1903 ou ultérieure
  • Windows Virtual Desktop host pool configuré en version partagé
  • Version de l’agent Windows Virtual Desktop égale ou supérieure à 2944.1400

L’une des exigences pour gérer votre environnement Windows 10 WVD avec Endpoint Manager est l’utilisation de la jointure hybride avec Azure AD. Lorsque vous configurez vos périphériques pour qu’ils rejoignent Azure AD, ces périphériques seront visibles et gérables à la fois dans votre AD sur site et dans Azure AD.

Etape 1 : Mise en place d’un serveur Active Directory sur une machine virtuelle

Comme rappelé plus haut, il est donc nécessaire de disposer d’un serveur Active Directory, géré sur une machine virtuelle et non pas via le service managé par Azure Active Directory Domain Services (AADDS). Vous devrez donc créer une machine virtuelle sous Windows Server et y installer le rôle Active Directory.

Vous pouvez mettre en place très facilement cet ensemble VM + DC via le template proposé par Microsoft juste ici.

Champs à renseigner pour déployer le custom template de domain (Microsoft)
Le déploiement complet de la machine virtuelle et du domain prend environ 20 minutes.
Le template modifie même le serveur DNS du réseau virtuel sur lequel il est déployé, la vie est belle !

Pensez également à créer dans votre AD un ou plusieurs utilisateurs de test pour la solution Windows Virtual Desktop.

Création d’une première OU pour les machines virtuelles WVD et d’une seconde OU pour les utilisateurs WVD.

Etape 2 : Installation d’AD Connect

Une fois déployé, nous allons mettre en place la liaison entre le serveur Active Directory et Azure AD. Pour cela, nous allons utiliser l’outil Azure AD Connect, téléchargeable directement ici. Idéalement installé sur une machine dédiée et jointe au domaine, vous pouvez l’installer directement sur votre contrôleur de domaine pour environnement de test.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cet utilitaire et son installation, voici une vidéo proposée par l’Azure Academy :

Merci à Dean Cefola 😊
Synchronisation des 2 OUs précédemment créés sur le serveur Active Directory.
L’installation est terminée et la synchronisation se lance à l’issue de cette dernière. J’en ai profité pour activer le SSO, fonctionnel au sein de WVD.

Une fois déployé, vous devriez retrouver votre groupe et vos utilisateurs WVD créés sur l’AD directement sur Azure AD :

La mention DIRECTORY SYNCED vous indique que ces utilisateurs ne sont pas à l’origine créé par Azure AD.

Etape 3 : Mise en place de l’Hybrid Join via Azure AD Connect

Cet étape demande à retourner sur la configuration d’Azure AD Connect. En effet, il faut activer cette option dans un second temps :

  • Lancez Azure AD Connect et cliquez sur le bouton Configurer
  • Cliquez sur Configurer les options du dispositif dans la liste des tâches supplémentaires
  • Passez en revue la page et cliquez sur Suivant
  • Saisissez les informations d’identification d’un compte d’administrateur global Azure AD, puis cliquez sur Suivant
  • Sélectionnez Configure Hybrid Azure AD join et cliquez sur Next
  • Sélectionnez la configuration du système d’exploitation de l’appareil (Windows 10 actuel ou systèmes d’exploitation plus anciens de “niveau inférieur”) qui sera prise en charge et cliquez sur Suivant
  • Cliquez sur le bouton Modifier et saisissez vos informations d’identification d’administrateur d’entreprise, puis cliquez sur Suivant
  • Cliquez sur Configurer pour commencer le processus
  • Lorsque le message Configuration terminée s’affiche, vous pouvez quitter l’assistant

Etape 4 : Activation de l’enrôlement automatique vers Intune

Pour que l’inscription soit automatique sur Intune et qu’ils soient managés par ce dernier, il est nécessaire de faire quelques vérifications de configuration sur Azure AD. Rendez-vous donc sur la page d’Azure AD :

Certains tenants peuvent avoir à la fois Microsoft Intune et Microsoft Intune Enrollment. Assurez-vous que vos paramètres d’inscription automatique sont configurés sous Microsoft Intune (et non Microsoft Intune Enrollment).
Vérifier l’URL de découverte MDM pour l’inscription automatique et assurez-vous que l’inscription automatique est activée pour les utilisateurs désirés.

Etape 5 : Création d’une GPO d’auto-enrôlement

À partir de Windows 10, version 1607, une fois que l’entreprise a enregistré un appareil Windows à son Active Directory local, cet appareil sera automatiquement enregistré dans Azure AD.

Une fois la stratégie de groupe créée et activée sur l’Active Directory local, une tâche est créée en arrière-plan pour lancer l’inscription à l’aide de la configuration existante du service MDM à partir des informations Azure AD de l’utilisateur, et sans son interaction. Effectuez les étapes ci-dessous pour configurer une stratégie de groupe afin d’inscrire un groupe d’appareils dans Intune :

Naviguer vers le dossier C:\Program Files (x86)\Microsoft Group Policy\Windows 10 May 2020 Update (2004) et copiez le dossier PolicyDefinitions dans F:\SYSVOL\domain\Policies.

Redémarrez le contrôleur de domaine pour rendre la police disponible.

Créez un objet de stratégie de groupe (GPO) et activez la stratégie de groupe Configuration de l’ordinateur > Stratégies > Modèles d’administration > Composants Windows > MDM > Activer l’inscription automatique au MDM en utilisant les informations d’identification Azure AD par device.
Dans le cadre d’un environnement WVD partagé, il est nécessaire de sélectionner “Device Credential”.

Important

Sur tous les Windows 10, versions 2004, 20H2 et 21H1, il y a actuellement un problème qui fait que les actions à distance dans Microsoft Endpoint Manager, comme la synchronisation à distance, ne fonctionnent pas correctement. En conséquence, l’application de toute politique en attente affectée à des périphériques peut prendre jusqu’à 8 heures. Pour résoudre ce problème, veuillez effectuer les étapes suivantes sur vos machines virtuelles avant de les inscrire dans Microsoft Endpoint Manager en utilisant dans votre GPO la clé de registre suivante :

  • Chemin : HKEY_LOCAL_MACHINE\Software\Microsoft\Windows NT\CurrentVersion\Server
  • Nom de la valeur : ClientExperienceEnabled
  • Type de valeur : REG_DWORD
  • Données de la valeur : 1
Vous pouvez faire l’opération dans la même GPO.
Une fois la GPO terminée, il ne vous reste qu’à rattacher celle-ci au groupe de machines virtuelles WVD.

Etape 6 : Création de l’environnement Windows Virtual Desktop

Dans tous les cas, la création d’une environnement Windows Virtual Desktop nécessite une jointure à un domaine existant. Il peut être géré sur une machine virtuelle Windows Server, ou managé par Microsoft via le service AADDS. L’étape de création de WVD va s’occuper de générer les ressources Azure suivantes :

  • Host Pool WVD
  • Session hosts (machine virtuelles WVD)
  • Workspace
  • Application groupe

J’ai donc procédé à la création suivante pour Windows Virtual Desktop :

La première étape consiste à créer le host pool et à définir si ce dernier est partagé avec la règle de load balancing désirée.
Le second onglet se concentre sur les machines virtuelles créées et rattachées au Host Pool WVD.
La partie basse de l’onglet des machines virtuelles est dédiée à la jointure avec le domain existant et les comptes d’administration.
Une fois la création du workspace et les tags renseignés, comptez une dizaine de minutes pour retrouver l’environnement WVD entièrement déployé.

Une fois le déploiement WVD terminé, il vous faut retourner sur le service pour assigner à l’application group créé un groupe d’utilisateurs WVD :

Affecter ici le groupe d’utilisateurs créé dans Active Directory et synchronisé sur Azure AD via Azure AD Connect.

Etape 7 : Affecter les VMs WVD au groupe de machines AD et forcer les GPO

Les machines virtuelles créées par le service Azure Windows Virtual Desktop se trouvent dans la bonne OU mais doivent être encore affectées au groupe de machines WVD pour recevoir la GPO créée précédemment.

Un redémarrage des machines virtuelles WVD actualisera sur ces dernières les groupes et les GPO à appliquer. Vous pouvez vérifier que tout s’est bien passé avec un compte administrateur :

La commande GPRESULT /R /SCOPE COMPUTER vous permettra de vous assurer que la machine virtuelle applique ce qu’il faut.
La commande RSoP.msc vous permettra de vous assurer que la machine virtuelle applique ce qu’il faut.
Un tour dans le registre Windows vous montre également que la clef de registre a bien été correctement déployée grâce à la GPO.

Etape 8 : Synchronisation AD > Azure AD grâce à AD Connect

Azure AD Connect est configuré par défaut pour synchroniser les objets toutes les 30 minutes. Un tour dans le programme Synchronization Service Manager nous permet de voir la prochaine synchronisation :

Il est possible de forcer une synchronisation plus tôt, si cela est nécessaire.

Une fois la synchronisation effectuée vers Azure AD, vous devriez retrouver les machines virtuelles WVD dans la section Device votre Azure AD :

Il est possible que la colonne REGISTERED indique encore Pending pendant un certain temps.
15 minutes plus tard et sans rien faire, elles retrouvent bien un statut REGISTERED.

Dans certains cas, le statut peut perdurer en Pending. Voici un bon article qui explique comment s’en sortir. Quelques minutes plus tard, les choses comment aussi à bouger pour la colonne MDM :

Cette copie d’écran démontre que la machine virtuelle wvd-vm-2 est routée vers System Center Configuration Manager, ce qui n’est évidemment pas le cas.

Note :

Il sera possible que les choses changent quand un utilisateur se connecte aux machines virtuelles WVD. La copie d’écran ci-dessous montre que le tir est rectifié, comme vous pouvez le voir dans la colonne MDM : Intune.

OUF 😊
La seconde arrive !
All good.

Si cela ne se passe pas comment attendu dans votre environnement, vous pouvez consulter les messages d’erreur directement dans les logs d’Event Viewer ou consulter cette page de troubleshoot.

Pour vérifier cette erreur, recherchez l’ID d’événement 76 (message d’événement : Inscription automatique À la gestion des données de la gestion des données : Échec (code d’erreur Win32 inconnu : 0x8018002b)). Cet événement indique un échec d’inscription automatique.

Etape 9 : Configuration des VMs WVD sur Intune :

Pour rappel, Intune est l’ancien nom pour Microsoft Endpoint Manager, vous pouvez vous connecter à l’admin center par ce lien. Si toutes les étapes précédentes se sont bien passées, vous devriez retrouver les machines virtuelles WVD dans la section Windows Devices :

Vous allez pouvoir configurer différents types de police. Vous devez créer une nouvelle stratégie de conformité et la cibler sur le groupe de périphériques contenant vos VM multisessions. Les configurations de conformité ciblées sur l’utilisateur ne sont pas prises en charge.

Polices de conformité et accès conditionnel

Vous pouvez sécuriser vos VM multisessions Windows 10 Enterprise en configurant des politiques de conformité et des politiques d’accès conditionnel dans le centre d’administration Endpoint Manager. Les politiques de conformité suivantes sont prises en charge sur les VM multisessions de Windows 10 Enterprise :

  • Version minimale du système d’exploitation
  • Version maximale du système d’exploitation
  • Constructions de système d’exploitation valides
  • Mots de passe simples
  • Type de mot de passe
  • Longueur minimale du mot de passe
  • Complexité du mot de passe
  • Expiration du mot de passe (jours)
  • Nombre de mots de passe précédents pour empêcher la réutilisation
  • Microsoft Defender Antimalware
  • Intelligence de sécurité Microsoft Defender Antimalware à jour
  • Pare-feu
  • Antivirus
  • Antispyware
  • Protection en temps réel
  • Version minimale de Microsoft Defender Antimalware
  • Score de risque Defender ATP
  • Toutes les autres politiques sont signalées comme non applicables.

Les politiques d’accès conditionnel prennent en charge les configurations basées sur les utilisateurs et les périphériques pour Windows 10 Enterprise multisession.

Déploiement d’applications

Toutes les applications Windows 10 peuvent être déployées sur Windows 10 Enterprise multisessions avec les restrictions suivantes :

  • Toutes les applications doivent être configurées pour s’installer dans le contexte système/appareil et être ciblées sur les appareils. Les applications Web sont toujours appliquées dans le contexte utilisateur par défaut, elles ne s’appliqueront donc pas aux VM multisessions
  • Toutes les applications doivent être configurées avec l’intention d’affectation Required ou Uninstall app. L’intention de déploiement Available apps n’est pas prise en charge sur les VM multisession
  • Si une application Win32 configurée pour être installée dans le contexte du système a des dépendances ou des relations de substitution avec toute application configurée pour être installée dans le contexte de l’utilisateur, l’application ne sera pas installée. Pour s’appliquer à une VM multisession Windows 10 Enterprise, créez une instance distincte de l’application du contexte système ou assurez-vous que toutes les dépendances de l’application sont configurées pour être installées dans le contexte système
  • Windows Virtual Desktop RemoteApp et l’attachement d’applications MSIX ne sont pas actuellement pris en charge par Microsoft Endpoint Manager

Déploiement de scripts

Les scripts configurés pour s’exécuter dans le contexte système sont pris en charge sur Windows 10 Enterprise multisessions. Cela peut être configuré sous Paramètres de script en définissant Exécuter ce script en utilisant les informations d’identification connectées sur Non

Mise à jour de Windows pour les entreprises

Les politiques de Windows Update for Business ne sont pas actuellement prises en charge pour Windows 10 Enterprise multisessions.

Actions à distance

Les actions à distance suivantes des périphériques de bureau Windows 10 ne sont pas prises en charge et seront grisées dans l’interface utilisateur et désactivées dans Graphique pour les VM multisessions Windows 10 Enterprise :

  • Réinitialisation du pilote automatique
  • Rotation des clés BitLocker
  • Nouveau départ
  • Verrouillage à distance
  • Réinitialisation du mot de passe
  • Effacer

Fin de vie

La suppression des VM d’Azure laissera des enregistrements de périphériques orphelins dans Microsoft Endpoint Manager. Ils seront automatiquement nettoyés selon les règles de nettoyage configurées pour le locataire.

Configurations supplémentaires qui ne sont pas prises en charge sur les VM multisessions de Windows 10 Enterprise.

L’inscription à Out of Box Experience (OOBE) n’est pas prise en charge pour Windows 10 Enterprise multisessions. Cette restriction signifie que :

  • Windows Autopilot et Commercial OOBE ne sont pas pris en charge.
  • La page d’état des inscriptions n’est pas prise en charge.

Conclusion

C’était un plaisir de tester cette nouvelle feature pour Windows Virtual Desktop. J’attends avec impatience que plus de polices soient disponibles pour les machines virtuelles en Windows 10 multisessions.

Pensez à partager dans les commentaires vos autres sources d’apprentissage !

WVD – Démarrage des VMs à la demande

Annoncé fin mars 2021 pour les environnements personnels Windows Virtual Desktop, Azure Preview propose maintenant cette même fonction pour les environnements WVD mutualisés (Pooled).

Voici un petit rappel de la solution par Dean d’Azure Academy.

La vidéo de Dean met en oeuvre la solution sur un environnement WVD personnel, qui fonctionne aussi pour les environnements mutualisés, et applique les point suivants :

  • Activation de l’option “Start VM On Connect” sur le Host Pool
  • Création d’un rôle custom pour donner le droit à WVD de démarrer les VMs
  • Affectation du rôle custom à la souscription ou au groupe de ressources
  • Déconnexion des sessions inactives via GPO
  • Activation de l’arrêt automatique des machines virtuelles à une heure fixe

Mise en place : La mise en place de cette solution est bien expliquée dans la vidéo de Dean, vous pouvez aussi suivre la documentation de Microsoft juste ici.

Rappel : La fonction est encore en public preview pour les environnements WVD mutualisés, il faut donc utiliser le portail adéquat.

Testez vous-même

De mon côté, j’ai souhaité tester la solution sur différents cas de figure :

  • Test sur un WVD en mode personnalisé : OK
  • Test sur un WVD en mode mutualisé (Windows 10 multisession) : OK
  • Test sur un WVD en mode mutualisé (Windows Server 2019) : OK

J’ai aussi fait un test plus poussé dans le cadre d’un environnement WVD mutualisé comprenant plusieurs machines virtuelles :

  • Nombre de machines virtuelles : 2
  • Algorithme d’équilibrage de charge : Breadth-first
  • Nombre maximal de sessions : 5

Voici ce qui s’est passé au niveau des machines virtuelles :

Environnement de départ, toutes les VMs sont OFF.
Connexion du premier utilisateur, une seule VM s’allume.
Connexion du second utilisateur, la seconde VM ne s’allume pas car l’utilisateur se retrouve connecté à la première VM.

J’ai donc refait un autre test en modifiant le nombre maximal de sessions :

  • Nombre de machines virtuelles : 2
  • Algorithme d’équilibrage de charge : Breadth-first
  • Nombre maximal de sessions : 1

Les premières étapes n’ont pas changé, mais j’ai bien eu autre chose lorsque le second utilisateur a tenté de se connecter :

Le second utilisateur doit bien attendre le démarrage de la seconde VM pour s’y connecter.
Les deux VMs sont bien allumées dans ce cas.

Conclusion

Au final, la fonctionnalité est bien opérationnelle et s’adapte bien à différents cas d’architecture Windows Virtual Desktop. Seul petit bémol concernant la fonction Breadth-first qui demande encore quelques ajustements pour bien allumer les autres VMs afin de répartir les utilisateurs 😉 .

Mise en place d’un Azure Disaster Recovery sur un environnement Windows Virtual Desktop

Dans le cloud, il faut anticiper les pannes. Au lieu d’essayer d’empêcher toutes les défaillances, l’objectif est de réduire les répercussions d’une défaillance potentielle au niveau de chaque composant. Dans ce cas, les stratégies de sauvegarde et de récupération deviennent importantes.

Azure propose une solution de récupération d’urgence de bout en bout, simple, sécurisée, évolutive et rentable, qui peut être intégrée à des solutions locales de protection des données. Il est donc possible d’assurer une continuité de service par la réplication des ressources sur une seconde région.

Voilà pour la définition officielle côté Microsoft.

Je trouve cette image d’architecture assez parlante : le but d’un Disaster Recovery est bien de répliquer un site de production existante vers un second site, et d’assurer une synchronisation des données pour avoir une reprise d’activité des plus performantes.

Voici un exemple d’architecture Azure, redondée en totalité sur une seconde région Azure.

Contexte : Windows Virtual Desktop

Pour les architectures basées sur Windows Virtual Desktop, le fonctionnement est identique : je vais répliquer les services suivants dans une seconde région Azure :

  • Active Directory : ici Azure Active Directory Domain Services
  • Machine virtuelle : composant principal de WVD
  • Disque managé : utilisé pour OS
  • Compte de stockage : utilisé pour les profils utilisateurs via la solution FSLogix

Il est également possible de répliquer les ressources propres à Windows Virtual Desktop dans une seconde région, telles que :

  • Host Pool
  • Workspace
  • Applications groups

Je ne vais pas faire cette réplication globale dans ce billet, car je souhaite vous montrer ici le processus d’auto-enrôlement des machines virtuelles, issues du Test Failover, directement dans l’environnement Windows Virtual Desktop existant.

Je vais détailler de manière assez rapide la mise en place du premier environnement de production WVD, hébergé sur Suisse Nord. Cela reste un déploiement classique, car il ne nécessite pas de spécificités particulières pour la mise en place du Disaster Recovery, installé dans un second temps.

  1. Création d’un domaine Active Directory

La première étape consiste à la création du domaine. Cette solution est obligatoire pour la mise en place de tout environnement Windows Virtual Desktop.

Comme indiqué plus haut, j’ai choisi d’utiliser le service Azure Active Directory Domain Services. Pour rappel, il s’agit d’un domaine managé par Microsoft et c’est une ressource unique par Tenant :

What are the Differences Between Azure Active Directory and Azure Active  Directory Domain Services?

Alternative : Il est malgré tout possible de choisir un serveur Active Directory sur une machine virtuelle.

Voici une vidéo très explicative de Travis Roberts, qui montre les différences entre Active Directory, Azure Active Directory et Azure Active Directory Domain Services

Pour pouvoir répliquer mon service AADDS dans une seconde région Azure, j’ai choisi le SKU “Enterprise” car le SKU “Standard” ne permet pas d’utiliser la fonction Réplica Set. Pas de panique, ce SKU reste modifiable, même après la création du service AADDS et comme expliqué ici. :

Merci à AnubhavinIT pour cette démonstration d’installation d’AADDS.

2. Création d’une image pour les machines virtuelles

Encore une fois, je ne vais pas m’étendre en détail sur ce processus de création d’une image pour votre environnement Windows Virtual Desktop. A vrai dire, il ne diffère en rien de la préparation d’une image en dehors du cloud. L’idée générale ici est de créer un ensemble d’applicatifs et de configurations pour automatiser le processus de création de machines virtuelles dans votre environnement WVD.

La dernière vidéo complétement déjantée de Dean Cefola le montre très bien 😉.

3. Création d’un environnement Windows Virtual Desktop

Une fois l’image “prête à l’emploi”, nous allons pouvoir créer notre environnement Windows Virtual Desktop. Cette création va mettre en place les ressources Azure suivantes :

  • Host pool
  • x machine(s) virtuelle(s)
  • Workspace
  • Applications groups

Pour être toujours complet dans le processus de création WVD, je vous conseille cette vidéo de Mike Rodrick sur cette étape.

4. Mise en place du compte de stockage FSLogix

Le service Windows Virtual Desktop recommande les conteneurs de profils FSLogix en tant que solution de profil utilisateur. FSLogix est conçu pour l’itinérance des profils dans des environnements informatiques à distance, comme Windows Virtual Desktop. Il stocke un profil utilisateur complet dans un seul conteneur.

Source : Microsoft
FSLogix on Twitter: "New Microsoft learn module: Separate user profiles  from virtual machines with FSLogix profiles within Windows Virtual Desktop.  Learn more here: https://t.co/LlzMPK43Oa… https://t.co/mRbliUqBIo"
L’idée générale de séparer le profil utilisateur de la VM permet faciliter la mise à jour des images, de laisser l’utilisateur se connecter sur une autre VM en y retrouvant toutes ses applications et ses datas.
Pour comprendre en détail son fonctionnement et son utilité dans notre architecture WVD, quoi de mieux que de demander encore une fois à Dean.

Point important : L’installation de FSLogix nécessite quelques étapes, notamment au niveau de l’application des droits utilisateurs sur le file share (NTFS + RBAC).

Une bonne vidéo vaut toujours que de longues explications, merci Travis Roberts.

5. Mise en place du Disaster Recovery via Azure Site Recovery

Notre environnement de production de Windows Virtual Desktop est maintenant prêt, nous allons pouvoir commencer la mise en place de la solution de Disaster Recovery.

Pour vous assurer que les utilisateurs peuvent toujours se connecter pendant une panne de région, vous devez répliquer leurs machines virtuelles à un autre emplacement. En cas de panne, le site principal bascule vers les machines virtuelles répliquées dans l’emplacement secondaire. Les utilisateurs peuvent continuer à accéder aux applications à partir de l’emplacement secondaire sans interruption. En plus de la réplication de machine virtuelle, vous devez conserver les identités utilisateur accessibles à l’emplacement secondaire. Si vous utilisez des conteneurs de profils, vous devrez également les répliquer. Enfin, assurez-vous que vos applications d’entreprise qui reposent sur les données de l’emplacement principal peuvent basculer avec le reste des données.

Source : Microsoft

Dans mon cas, je vais utiliser le service Azure Site Recovery pour assurer la réplication des machines virtuelles. En effet ce service assure une réplication constante des données dans Azure.

Attention : pour faire un DR complet, il faudra aussi prendre en considération la réplication du compte de stockage utilisé pour les profils gérés par FSLogix.

Activer la réplication d’une machine virtuelle peut se faire directement depuis l’interface de la VM.

Je vais pouvoir choisir ma région de réplication et personnaliser certains paramètres de configuration. Il n’est pas obligatoire de localiser la réplication sur la région paire de la première. Des coûts de bande passante entre région seront évidemment facturés par Microsoft.

J’ai déjà créé au préalable un premier groupe de ressources et un premier réseau virtuel dans ma seconde région, j’ai donc pu les sélectionner sans souci.

On peut donc démarrer la réplication juste après :

Ce processus d’initialisation prend un peu de temps, mais peut-être suivi par les notifications Azure.
Une fois la première réplication entièrement terminée, nous retrouvons sur la machine virtuelle son état de DR et toutes les informations associées.
Voici les ressources Azure créées dans la seconde région Azure. Finalement, nous n’avons qu’un compte de stockage et qu’un réseau virtuel.

Avant de démarrer la bascule des VMs dans WVD vers la seconde région Azure, je souhaite vous montrer l’état d’environnement de Windows Virtual Desktop :

Le Remote Desktop est bien accessible aux utilisateurs via l’application WVD Remote Desktop ou l’accès WEB.

Pour vérifier le bon fonctionnement du Disaster Recovery, qui je le rappelle doit TOUJOURS être déclenché manuellement, nous allons utiliser la fonction “Test Failover” de ce dernier :

  • Je commence par éteindre les machines virtuelles WVD déjà présentes sur Suisse Nord.
  • Je déclenche le Test Failover sur la ou les VMs WVD.
Un DR, exercice ou non, doit TOUJOURS être déclenché manuellement

Pourquoi cela ?

Cela tient à une propriété d’enrôlement automatique des machines virtuelles à WVD.

Du fait que les nouvelles machines virtuelles vont avoir le même nom de machine que les précédentes, je souhaite vous montrer ici l’interruption de service, puis la reprise d’activité avec les nouvelles machines dans la seconde région Azure :

L’arrêt des machines virtuelles entraîne un service indisponible dans Windows Virtual Desktop.

Une fois le failover déclenché sur les deux machines virtuelles de mon environnement WVD, on retrouve toutes les nouvelles ressources Azure, automatiquement créées dans la seconde région Ouest Europe :

Copie d’écran des ressource présentes dans le groupe de ressources ASR.
Copie d’écran de ma liste de VMs : on retrouve bien donc deux VMs allumées (Ouest Europe) et deux VMs éteintes (Suisse Nord).

Résultat constaté : quelques minutes plus tard, je retrouve donc un environnement Windows Virtual Desktop opérationnel, sans aucune action supplémentaire de ma part :

Attention une VM qui passe peut en cacher une autre ! On peut noter que la région indique toujours la Région Azure Suisse nord car l’enrôlement de la nouvelle machine virtuelle s’appuie toujours sur les propriétés de la machine originelle.

Côté utilisateur : les utilisateurs peuvent donc se reconnecter à Windows Virtual Desktop :

Aperçu utilisateur via l’application Remote Desktop dédiée à Windows Virtual Desktop.

Note : Une fois le test de Failover réussi, pensez à nettoyer les ressources créées pour l’occasion et rallumer les machines virtuelles de production :

Une fonctionnalité de nettoyage des ressources issues du test du DR est directement disponible ici.

Résultat attendu :

Une fois le nettoyage démarré et les VMs de production rallumées : les machines virtuelles de production reprendront leur place dans l’host pool de Windows Virtual Desktop :

Le statut des VMs dans le host pool WVD retourne en “Unvailable” lorsque je le nettoie les ressources issue du test du Failover.
Le statut des VMs de retourne en “Available” lorsque je redémarre les machines de productions dans Suisse Ouest.

Conclusion

J’espère avoir été assez claire dans ce billet pour vous permettre de faire votre propre test dans votre environnement Windows Virtual Desktop.

Attention rappel, je n’ai pas parlé de la réplication de compte de stockage pour FSLogix, lui aussi à prendre en compte dans une solution de disaster recovery complète.

N’hésitez pas à faire part de vos réactions ou questions dans les commentaires 😊

Certification Windows Virtual Desktop (AZ-140)

AZ-140 Configuring and Operating Windows Virtual Desktop on Microsoft Azure  – My Tips – Mr T-Bone´s Blog

Mon expérience sur l’examen Windows Virtual Desktop (AZ-140)

Fin mars 2021, une nouvelle certification Microsoft Azure a vu le jour et elle se consacre uniquement à seul produit : Windows Virtual Desktop. Pour rappel, Windows Virtual Desktop (aussi appelé WVD) est une plateforme lancée en septembre 2019 de type “Desktop-as-a-Service” (DaaS) sur Microsoft Azure qui offre la meilleure expérience virtuelle de Windows et de Microsoft Office. Voilà pour la définition officielle.

Comme pour la certification SAP sur Azure, le but de cette certification est de valider des connaissances sur les caractéristiques de WVD, mais aussi d’être en en mesurer déployer cette solution selon plusieurs scénarios et contraintes possibles :

  • Migration d’un environnement RDS existant en y simplifiant le management
  • Création d’un nouvel environnement de virtualisation sécurisé et moderne
  • Apporter de la continuité pour des applications “Legacy” qui fonctionne encore sur Windows 7
Microsoft-WVD-logo - Poppelgaard.com

Ayant passé cette certification début avril 2021, encore en version Beta, je vais vous partager mon retour d’expérience sur cet examen en attendant les résultats finaux, afin de vous aider au mieux sur le contenu à maitriser.

Pour rappel, le contenu exact est aussi disponible sur la page de la certification AZ-140 (ici). Vous pouvez aussi le télécharger au format PDF à partir de ce lien.

Free GED Study Guides - Magoosh GED Blog | Magoosh GED Blog

On va donc retrouver différents sujets dans cette certification, dont les principaux pourraient être :

  • Architecture on-premise existante : vous avez de fortes chances de vous retrouver avec un ou plusieurs use-cases. Ces derniers partiront certainement d’une architecture on-prem existante, avec des contraintes à respecter pour migrer sur WVD. Le cas assez classique pourrait être un multisites avec un siège et succursales ayant des besoins variés et des contraintes de distances.
Google Ethernet Cables Labeled With Cut Here To Activate Firewall
  • Connaissances des réseaux sur Azure : là encore c’est un grand sujet de presque toutes les certifications Azure. La maîtrise de la solution WVD passe par la mâitrise de ses exigences réseaux. Il n’est quand pas utile de connaître cette liste de ports et d’URLs par coeur ! Mais on va vous demander de bien connaître les réseaux utilisés, notamment pour la partie dédiée utilisateur (ex spécificité iOS). Vous pourrez également avoir des questions sur les accès par lien VPN ou le peering entre v-net.
  • Active Directory : Composante fondamentale d’un environnement Windows Virtual Desktop, vous pouvez être sûr que des questions vont concerner ce sujet. Les possibilités de monter environnement WVD sont variées concernant ce point et nécessite d’en avoir testé au préalable plusieurs. Attendez-vous aussi avoir des connections sur le très célèbre Azure AD Connect.
WVD Classic | Windows Virtual Desktop - #8 - WVD Azure ADDS - YouTube
L’utilisation d’un domaine managé, tel que d’AADDS est un moyen simple et rapide d’installer la solution pour des entreprises Cloud-only. Il comporte malgré tout quelques contraintes avant de le choisir.
How to add a session host to a Windows Virtual Desktop Host Pool ?
Autre cas avec un Active Directory hébergé dans une seconde région Azure.
A noter ici la présence d’un point of failure : Si la région Azure UK South devient inaccessible, les utilisateurs se connectant sur la région East US ne pourront qu’attendre qu’un rétablissement de service
  • Architecture Windows Virtual Desktop : il sera question de vérifier ici vos connaissances concernant les grandes notions techniques qui compose la ressource WVD : Host pool (Pooled / Personnal) – Workspace – Applications group. Savoir ce que chacun, savoir ce qu’il fait et connaître leurs principales options est évidement de rigueur.
https://raw.githubusercontent.com/DeanCefola/Azure-WVD/master/WVD%20Hack%20Network%20Architecture.png
Merci à Dean Cefola qui anime sur YouTube la chaîne Azure Academy pour cet exemple d’architecture WVD multisites
  • Estimation du coût de l’architecture : cette notion est présente dans cette certification, comme dans la certification “Microsoft Azure Architect Design” AZ-304. L’idée ici n’est pas de connaitre tous les prix en $ ou en €, mais d’avoir une idée des gammes de produits de des coûts potentiels. Vous penserez à cela quand la question comportera la remarque “La moins chère possible”. Petite anecdote : AD DF et “La moins chère possible” font rarement bon ménage !
Migration des Profils CITRIX UPM vers FSLOGIX en « oneshot » – Xavier  BIANCHI #SysAdmin
  • FSLogix : grand gagnant de l’architecture WVD, cette solution a montré ses qualités (souplesse de configuration, performances, facilité de management, …) et reste une valeur sûre dans le jeu de questions que vous pourrez avoir. Pour rappel, FSLogix a été acquis par Microsoft automne 2018. Il faut donc vous attendre à des questions sur son périmètre d’installation (type de storage, SKU, …) et ses principales fonctionnalités (Cloud cache , App masking, configuration Regedit, … ). Ne pas être surpris non plus d’avoir aussi des questions sur la gestion des droits (RBAC ou NTFS)
Tout savoir sur la pomme Golden | Potager City
  • Gestion des golden images : une bonne pratique a la mise en place d’un remote desktop passe par l’utilisation d’images préconfigurées et mises régulièrement à jour afin de gérer la solution WVD dans les conditions les plus sécurisées. On souhaite donc savoir ici si vous maîtriser le process de création des images (sysprep, capture, …) et leur gestion en exploitation (shared image galery et autres)
  • Connaissances des rôles WVD : De manière bien large, la construction de ressources sur Azure passe toujours par l’attribution des bons droits (ni trop, ni trop peu). Plusieurs roles WVD ont donc été créés dans le scope Azure RBAC, mais aussi d’autres liés à exploitations des autres ressources tels que les machines virtuelles ou encore les comptes de stockages. Ici donc, il faut aller plus loin que “Owner”, “Contributor” et “Reader”
  • Sécurité : Comme les autres application SaaS, l’accès conditionnel d’Azure AD est aussi de la partie sur Windows Virtual Desktop. Il est en effet possible de créer des règles exigeant l’utilisation de postes “compliant” ou encore d’exiger l’autentification multifacteur. Profitez-en pour faire une piqûre de rappel sur cette partie, cela ne fait jamais de mal !
Step-by-Step Guide To Securing Windows Virtual Desktop With MFA
Attention, il subsiste encore les applications WVD “Legacy ou classic” dans le listing. La dernière en date est “9cdead84-a844-4324-93f2-b2e6bb768d07”
  • Expérience utilisateur : en relisant la liste des compétences mesurées pour l’AZ-140, je vois que l’on attendsde vous de savoir configurer Universal Print, MSIX App Attach, Teams AV Redirect et autres. Honnêtement, je n’ai pas souvenir d’avoir eu des questions sur ces points mais d’autres sont plus successible de tomber comme le timeout ou encore sur les propriétés RDP.
  • Sauvegarde : point capital dans toute architecture informatique, il faut savoir ce qui est capital de sauvegarder et ce qui ne l’est pas ! Prenez le temps de faire des tests sur ce chapitre. Recovery Services vault est un outil assez complet avec les backups et les fonctionnalités de DR intégrées.
  • PowerShell et Azure CLI : je pense que ce point est réduit puisque presque tous les commandes WVD sont aussi disponible dans le portail Azure. Néanmoins je pense encore que certaines actions, comme joindre un compte de stockage à un domain AD, sont toujours faisable uniquement via ligne de commande
  • Monitoring de la solution WVD : Plusieurs outils sont disponibles pour monitorer toute la solution. Comme à chaque fois, Azure est toujours généreux dans sauvegarde de logs et de métrics dans un Log analytics workspace ! Il s’agit aussi d’un sujet à lui tout seul, tellement l’espace et les possibilités sont grandes.

Au final et comme toujours, le passage par la case pratique est obligatoire pour réussir cette certification Windows Virtual Desktop. Pensez-à prendre en compte des variations de scénarios pour voir les différents cas de figure.

Voici quelques liens qui m’ont été utile pour préparer mes connaissances :

Pensez à partager dans les commentaires vos autres sources d’apprentissage, ou votre feedback sur l’examen 🙂