Instances réservées Azure en 2027

Vous avez acheté des instances réservées (RI) Azure, vous vous êtes toujours dit qu’en cas de changement de workload vous pourriez les échanger, et vous découvrez maintenant que ce filet de sécurité va disparaître ? Cet article est fait pour vous. On part de l’annonce Microsoft du 30 juillet 2026 et on déroule ce qui change, ce qui ne bouge pas, les scénarios chiffrés, et le plan d’action à mener avant le 1er février 2027.

Pour rappel, jusqu’ici l’échange était le joker des réservations Azure : vous aviez surdimensionné une série de VM, vous vous étiez trompé de région, vous aviez migré de Dsv3 vers Dsv5, et hop, un échange remettait le compteur d’engagement à zéro et sans pénalité :

Ce joker se referme bientôt : à partir du 1er février 2027, si un service Azure est couvert par un saving plan, la réservation correspondante n’est plus échangeable.

Pour vous guider plus facilement dans ce changement à venir, voici des liens rapides :

Mais avant de rentrer dans ce sujet bientôt brûlant, et si les réservations d’instance ne sont pas encore votre tasse de thé :

Qu’est ce qu’une instance réservée Azure ?

Pour faire simple, les Azure RIs sont comme des places de parking que vous louer pour 1 ou 3 ans, et où les VM (ou d’autres services de compute), peuvent y être affectées, afin d’économiser des frais de stationnement, donc ici des coûts d’infrastructure auprès de Microsoft.

Voici une vidéo qui va vous éclairer sur les RIs :

Et voici une vidéo expliquant cette fois les saving plans :

Voici donc comment on peut voir comment faire son choix entre instance réservée et un saving plan :

1. Ce qui change vraiment au 1er février 2027

La règle tient en une phrase, et Microsoft l’écrit noir sur blanc :

Starting February 1, 2027, reservations purchased after this date aren’t eligible for exchange if the corresponding service is supported by savings plans.

Source : Changes to the Azure reservation exchange policy, Microsoft Learn

En clair, à partir du moment où un service dispose d’un savings plan, Microsoft considère que vous avez déjà l’outil de flexibilité qu’il vous faut, et retire donc la flexibilité de la réservation. Deux régimes cohabitent, et tout se joue sur la date d’achat.

Date d’achat de la réservationDroit d’échange
Avant le 1er février 2027Échanges illimités jusqu’au 31 janvier 2027, puis un échange final après cette date
À partir du 1er février 2027Aucun échange possible

Le mot important est final. Une réservation active achetée avant la bascule conserve le droit à un échange, un seul, et la réservation issue de cet échange n’est plus échangeable du tout. Microsoft le confirme dans la FAQ de son annonce : une fois l’échange final consommé, la réservation obtenue ne peut plus être échangée.

La politique est aussi prospective, et c’est un point que beaucoup vont rater : tout produit compute ou base de données qui deviendra éligible aux savings plans après le 1er février 2027 tombera automatiquement sous la même règle, et les réservations déjà achetées pour ce produit basculeront à leur tour sur le régime de l’échange unique.

Deux catégories restent en dehors du périmètre :

  • les réservations de produits ou services dépréciés et proches de la fin de vie ;
  • les réservations de produits non couverts par les savings plans, Azure VMware Solution étant l’exemple cité par Microsoft ;
Attention : si vous opérez dans un cloud souverain ou un environnement où les savings plans ne sont pas disponibles, vous n’êtes pas concerné aujourd’hui. Mais la formulation Microsoft dit bien « don’t currently support », donc le jour où le savings plan y arrive, la règle vous rattrape.

La première exclusion mérite qu’on s’y arrête, parce qu’elle recoupe directement un sujet que j’ai traité récemment. Les séries D, Ds, Dv2, Dsv2, Ls, Av2, Amv2, B, F, Fs, Fsv2, G, Gs et Lsv2 ont toutes une date de retraite annoncée en 2028, et j’ai détaillé ce calendrier dans VM Azure : anticipez les dépréciations. Ces séries entrent a priori dans la catégorie des produits dépréciés et proches de la fin de vie, donc dans l’exclusion.

Attention : Microsoft ne publie aucune liste nominative des produits couverts par cette exclusion. Si une part de votre portefeuille porte sur ces anciennes séries, faites confirmer le point par votre account team plutôt que de le déduire. Et rappelez-vous que pour la plupart d’entre elles, la question ne se pose déjà plus à l’achat : les réservations ne sont plus commercialisées depuis le 1er juillet 2026.

2. Les services concernés

La page Learn se contente de « Azure Virtual Machines, Azure App Service, Azure SQL Database, and similar services », ce qui est un peu court quand on doit auditer un portefeuille d’engagements. L’annonce sur le Tech Community, elle, donne la liste exacte au moment de la publication :

ComputeBases de données
Azure Virtual Machines, y compris les échanges entre stockage non premium et premiumAzure Database for PostgreSQL
Azure Dedicated HostAzure Database for MySQL
Azure App ServiceAzure DocumentDB
Azure Cosmos DB
Azure SQL Database
Azure SQL Managed Instance

Soit trois services compute et six services de bases de données, neuf au total. Notez la mention entre parenthèses sur les VM : l’échange F1 vers F1s, celui qu’on utilisait tranquillement pour passer une réservation vers une taille compatible stockage premium, entre lui aussi dans le périmètre.

Attention : cette liste est celle du 30 juillet 2026. Microsoft précise que d’autres services éligibles aux savings plans viendront s’y ajouter. Ne la figez pas dans votre documentation interne sans date de revue.

À l’inverse, deux familles gardent leur échangeabilité complète parce qu’elles ne sont pas couvertes par les savings plans : Azure VMware Solution et Nutanix on Azure BareMetal, qui restent d’ailleurs des cibles d’échange valides au sein de la famille compute.

3. Ce qui ne change pas

Avant de paniquer, faisons le tri. Beaucoup de choses restent en place, et Microsoft insiste lourdement sur le fait que les réservations ne sont pas en cours de retrait.

  • L’instance size flexibility pour les VM n’est pas touchée. Votre réservation D4s_v5 continue de couvrir deux D2s_v5 sans que vous ayez quoi que ce soit à faire.
  • La politique d’annulation ne bouge pas : le plafond reste à 50 000 USD de commitment annulé sur 12 mois glissants, par billing profile ou par enrollment.
  • Le trade-in vers un savings plan reste possible, sans limite de date, et sa politique est inchangée.
  • L’achat et le renouvellement de réservations restent disponibles pour tous les services concernés.

Sur la question « est-ce que Microsoft tue les réservations ? », la FAQ officielle répond non, et précise que le changement porte uniquement sur l’échangeabilité. Ce qui disparaît, c’est le droit à l’erreur, pas le produit.

4. Pourquoi Microsoft fait ça : ma lecture

Ce n’est pas la première tentative

Avant d’analyser le pourquoi, un rappel qui change la lecture de toute l’annonce : Microsoft a déjà essayé de fermer ce robinet, deux fois, et a reculé les deux fois.

  • Octobre 2022, au moment même du lancement du savings plan : Microsoft annonce la dépréciation de l’échange des réservations compute au 1er janvier 2024. L’argumentaire est déjà mot pour mot celui d’aujourd’hui, le savings plan apportant la flexibilité automatiquement, la politique d’échange des réservations est ajustée en conséquence.
  • Octobre 2023, premier recul : une période de grâce repousse l’échéance à « au moins le 1er juillet 2024 », avec déjà le principe d’un dernier échange conservé pour les réservations achetées avant la fin de cette période.
  • Mai 2024, deuxième recul, et cette fois sans nouvelle date.
  • 30 juillet 2026 : la notification promise arrive, pour le 1er février 2027. Six mois et deux jours de préavis. Microsoft tient son engagement au calendrier près.

Originally with a deadline of 1 July 2024, we have extended this and customers may continue exchanging their compute reservations for different instance series and regions until we notify them again, which will be at least 6 months in advance of the new deadline.

Source : Azure compute reservation exchanges will remain available until further notice (Tech Community, 16 mai 2024)

Cette phrase de 2024 est la clé pour comprendre pourquoi il faut prendre 2027 au sérieux. Le préavis promis vient d’être consommé. Il n’existe plus aucun engagement derrière lequel espérer un troisième report, et parier sur « ils vont encore reculer », c’est parier contre la seule garantie que l’on avait.

Il y a même un précédent dans l’autre sens, et il est récent. La fin des réservations un an sur les anciennes séries de VM était initialement fixée au 15 novembre 2027 : Microsoft l’a avancée au 1er juillet 2026, soit plus d’un an plus tôt que prévu. J’ai documenté cet épisode dans VM Azure : anticipez les dépréciations. Autrement dit, une date annoncée sur les engagements Azure peut aussi bien reculer que se rapprocher, et construire un plan sur l’hypothèse d’un report est le plus mauvais des paris.

Deuxième différence de taille : en 2022, la mesure ne visait que le compute, soit les réservations Azure Reserved Virtual Machine Instances, Azure Dedicated Host et Azure App Service. La version 2027 y ajoute six services de bases de données. Ce n’est pas la même annonce repoussée de trois ans, c’est une version élargie.

Attention : la trace du sursis de 2024 est toujours en ligne. La page Learn consacrée aux échanges et remboursements contient encore la mention d’une période de grâce permettant d’échanger les réservations compute « until further notice », à quelques lignes de l’encadré annonçant le 1er février 2027. Ne vous fiez pas à ce paragraphe résiduel, c’est la nouvelle date qui fait foi.

La justification officielle est l’alignement : Microsoft explique que la mesure aligne la politique d’échange des réservations sur la flexibilité déjà offerte par les savings plans, et donne un cadre de choix clair et prévisible entre les deux mécanismes d’engagement.

Concrètement, ça donne quoi ? Depuis l’arrivée du savings plan, Azure proposait deux produits qui se recouvraient partiellement : une réservation échangeable à volonté offrait à peu près la même souplesse qu’un savings plan, avec en prime une remise plus élevée. Le portefeuille était incohérent. En retirant l’échange, Microsoft rend les deux produits réellement distincts : la réservation devient un engagement ferme sur une configuration précise, avec la remise maximale ; le savings plan devient l’engagement souple, avec une remise plus faible mais applicable partout.

Mon retour terrain : l’échange était devenu, chez pas mal de clients, une béquille de mauvais dimensionnement. On achetait large « parce qu’on pourra toujours échanger », et on ajustait six mois plus tard. Cette pratique s’arrête. La conséquence directe : le travail de sizing et de prévision remonte en amont de l’achat, là où il aurait toujours dû être.

5. Cinq scénarios concrets

Les trois premiers cas sont ceux documentés par Microsoft, les deux suivants sont les questions que l’on me pose systématiquement en atelier FinOps.

Cas n°1 : réservation achetée avant la bascule

Vous achetez une réservation compute ou base de données d’un an ou trois ans avant le 1er février 2027. Vous pouvez l’échanger autant de fois que vous voulez tant que la date n’est pas passée. Si vous l’échangez après le 1er février 2027, la nouvelle réservation issue de l’échange n’est plus échangeable, parce que l’échange est traité comme une annulation, un remboursement et un nouvel achat, et que ce nouvel achat tombe sous les conditions du 1er février 2027.

Le piège classique est là : beaucoup vont croire qu’ils « gardent le droit d’échange » indéfiniment sur une réservation ancienne. Non. Le mécanisme d’échange fabrique une réservation neuve, et une réservation neuve après la bascule est verrouillée.

Cas n°2 : réservation achetée après la bascule

Vous achetez une réservation d’un an ou trois ans après le 1er février 2027. Vous ne pouvez pas l’échanger. Point. Il vous reste deux sorties : le trade-in vers un savings plan, toujours possible, et le remboursement dans la limite du plafond de 50 000 USD.

Cas n°3 : échange partiel de quantités

C’est le cas le plus intéressant et le moins connu. Vous achetez avant la bascule une réservation avec 10 quantités. Après le 1er février 2027, vous en échangez 2. Les 8 quantités restantes sur la réservation d’origine conservent chacune leur droit à un échange supplémentaire.

Autrement dit, l’échange final se compte à la quantité, pas à la réservation. C’est une marge de manœuvre réelle si vous savez déjà que votre parc va bouger par vagues : vous pouvez étaler vos ajustements plutôt que de tout jouer d’un coup.

Cas n°4 : l’échange coûte plus cher que prévu

Vous avez une réservation trois ans à 100 USD par mois, vous avez déjà payé 18 mensualités. Votre engagement restant est de 1 800 USD. Pour échanger, la nouvelle réservation doit avoir une valeur totale d’au moins 1 800 USD, que vous payiez au mois ou en une fois. Même logique sur un achat upfront : une réservation d’un an payée 2 400 USD, échangée après six mois, laisse un engagement restant de 1 200 USD, et la nouvelle réservation doit donc valoir 1 200 USD ou plus.

Et le terme repart de zéro. La réservation issue de l’échange démarre un nouveau cycle d’un ou trois ans à compter de la date d’échange. Si vous consommez votre échange final en fin de vie d’une réservation, vous vous rengagez donc pour un cycle complet, sur un actif désormais figé.

Cas n°5 : le trade-in plutôt que l’échange

Vos réservations VM ne collent plus à votre parc, mais vous ne savez pas vers quelle série aller. Plutôt que de brûler votre échange final sur un pari, vous les échangez contre un savings plan compute. Azure annule les réservations, vous rembourse au prorata, annule les échéances futures si vous payiez au mois, et vous engage sur un nouveau commitment horaire d’un an ou trois ans.

Attention : le trade-in est un aller simple. Vous ne pouvez pas échanger un savings plan contre une réservation, ni contre un autre savings plan. Réfléchissez avant.

6. Réservation ou savings plan : la grille d’arbitrage

Le savings plan, c’est un engagement en dollars par heure sur des services compute ou bases de données éligibles, appliqué automatiquement quelle que soit la région. La réservation, c’est un engagement sur un type d’instance ou une famille d’instances, dans une région donnée.

Microsoft prend l’exemple d’une D2v4 en Japan East pour un an d’un côté, et de 5,00 USD par heure pendant trois ans de l’autre.

CritèreRéservationSavings plan
Nature de l’engagementInstance ou famille d’instances, région fixéeDépense horaire, toutes régions éligibles
Niveau de remiseLe plus élevé quand l’utilisation est pleineRemise significative, mais inférieure
SouplesseInstance size flexibility uniquementApplication automatique sur les services éligibles
ÉchangeUn échange final, puis plus rien après le 1er février 2027Non échangeable par construction
Profil de workloadContinu, stable, sans changement prévuDynamique, évolutif, multi-familles ou multi-régions

Microsoft propose une séquence d’optimisation en cinq temps, et elle vaut le détour parce qu’elle remet l’ordre des opérations à l’endroit :

  1. Right-sizer d’abord, en supprimant les ressources inutilisées ou surdimensionnées. Une remise réduit un tarif, elle ne réduit pas du gaspillage.
  2. Échanger les réservations sous-utilisées vers des configurations mieux adaptées, tant que c’est encore possible.
  3. Basculer en trade-in les réservations sous-utilisées dont l’usage est variable.
  4. Acheter de nouvelles réservations, uniquement sur les workloads stables et bien compris.
  5. Ajouter des savings plans, dimensionnés sur une base de consommation déjà nettoyée.

Les points 2 et 3 ont maintenant une date de péremption. C’est tout l’enjeu des prochains mois.

7. Le trade-in en pratique

Le trade-in est le mécanisme qui survit intégralement au changement de politique, autant savoir s’en servir correctement.

Ce qui est éligible

Les réservations Azure Virtual Machines, Dedicated Hosts et Azure App Service s’échangent contre un savings plan compute, avec un nouvel engagement d’un an ou trois ans. Les réservations de bases de données s’échangent contre un savings plan database, avec un engagement d’un an. En dehors de ces produits, aucune autre réservation ni aucun pre-purchase plan n’est éligible au trade-in. Vous pouvez traiter jusqu’à 100 réservations dans une même opération d’achat de savings plan.

Les droits nécessaires

Il vous faut être owner du Reservation Order concerné, et disposer du rôle Savings plan purchaser ou être owner de la subscription qui portera l’achat. Et voici le piège qui fait échouer la moitié des premières tentatives : les permissions EA Admin write et Billing profile contributor, qui suffisent pour un achat direct de savings plan, ne fonctionnent pas pour un achat réalisé dans le cadre d’un trade-in de réservation.

Calculer le bon commitment horaire

Attention, celui-ci mérite qu’on s’y arrête. Lors d’un trade-in, le commitment horaire proposé par défaut est calculé à partir de la valeur monétaire restante des réservations retournées. Ce montant n’est pas forcément suffisant pour couvrir les VM que les réservations couvraient. Vous risquez donc de sortir de l’opération avec une couverture en baisse sans vous en rendre compte.

La méthode Microsoft pour calculer le vrai commitment, produit par produit, en partant de la calculatrice de prix Azure et d’un affichage upfront :

  1. Récupérer le coût upfront annuel du produit concerné pour le terme de savings plan visé.
  2. Diviser ce coût par 8 760 pour un savings plan d’un an, ou par 26 280 pour un savings plan de trois ans.
  3. Multiplier le résultat par le nombre d’instances que vous retournez.
  4. Répéter pour chaque produit du trade-in, puis additionner : c’est votre commitment horaire.
Attention : ce calcul suppose une utilisation à 100 % des réservations retournées. Et comme le savings plan est un bénéfice flexible, rien ne garantit qu’il s’appliquera toujours en priorité aux ressources précédemment couvertes. Vérifiez votre couverture réelle dans les jours qui suivent l’opération.

8. Les pièges à connaître

Sept points de vigilance à garder sous la main quand vous allez manipuler votre portefeuille d’engagements dans les prochains mois.

  • Le plafond de remboursement. 50 000 USD de commitment annulé maximum sur 12 mois glissants, par billing profile ou enrollment. Bonne nouvelle : les remboursements issus d’un échange ne consomment pas ce plafond. Mauvaise nouvelle : si l’échange n’est plus disponible, toute sortie passe désormais par un remboursement qui, lui, décompte.
  • Le réapprovisionnement du plafond. Il n’est pas annuel civil. Si vous annulez 2 400 USD, votre marge tombe à 47 600 USD et remonte de 2 400 USD exactement 365 jours après l’opération.
  • Les gros engagements bloqués. Sur une réservation trois ans à 3 000 USD par mois, soit 108 000 USD, vous ne pouvez rien annuler tant que vous n’avez pas consommé 58 000 USD de votre engagement, parce que le reste dépasse le seuil de 50 000 USD.
  • Pas d’échange entre familles de produits. Une réservation Cosmos DB ne s’échange pas contre une réservation SQL Database. Les échanges restent cantonnés à la famille : compute avec compute, SQL avec SQL.
  • Certaines réservations n’ont jamais été échangeables. Les plans Red Hat, les plans SUSE Linux et tous les pre-purchase plans sont exclus de l’échange comme du remboursement, et ce point n’a pas changé.
  • Les droits sur le Reservation Order. Il faut être owner ou Reservation administrator sur le Reservation Order pour échanger ou rembourser. Ce n’est pas un rôle de subscription, et ça se prépare à l’avance.
  • Le cas CSP. Un client CSP ne peut pas échanger, annuler, renouveler ou rembourser lui-même : c’est le partenaire qui effectue l’opération pour son compte. Si vous êtes dans ce modèle, calez le sujet avec votre partenaire dès maintenant, pas le 25 janvier 2027.

Deux précisions financières utiles pour le dossier que vous allez devoir monter en interne. Côté EA, un remboursement revient sous forme de crédit sur l’Azure Prepayment, et ce crédit n’est valable que 90 jours : passé ce délai, il est perdu. Côté frais, Microsoft ne facture pas de frais de résiliation anticipée aujourd’hui, mais la documentation mentionne explicitement la possibilité de 12 % à l’avenir, sans date annoncée.

9. Votre plan d’action avant le 1er février 2027

Il vous reste environ cinq mois. Microsoft résume l’action attendue en une ligne : passez en revue votre portefeuille de réservations, évaluez vos besoins futurs de flexibilité, envisagez les savings plans là où c’est pertinent, et planifiez la façon dont vous voulez utiliser l’échange final. Voici comment je le décline concrètement.

  1. Inventoriez. Exportez la liste de vos réservations avec, pour chacune, le service, la date d’achat, le terme, la date d’expiration, la quantité et le taux d’utilisation. Si vous n’avez pas encore fait l’inventaire de vos VM par série, la procédure pas-à-pas est dans VM Azure : anticipez les dépréciations, et les deux exercices se font très bien dans la foulée.
  2. Classez chaque ligne en trois piles : stable et bien dimensionnée, sous-utilisée, ou obsolète parce que le workload a bougé.
  3. Right-sizez le parc avant de toucher aux engagements. On n’optimise pas une remise sur des ressources qu’on va éteindre, ni sur une série qui part à la retraite en 2028.
  4. Traitez la pile « sous-utilisée » avant le 31 janvier 2027, tant que les échanges sont encore illimités. C’est votre fenêtre de correction gratuite.
  5. Pour les workloads dont vous ne savez pas dire où ils seront dans un an, privilégiez le trade-in vers un savings plan plutôt que de consommer l’échange final sur un pari.
  6. Documentez, pour chaque réservation antérieure à la bascule, si son échange final est encore disponible. Sans ce suivi, personne ne saura répondre en 2028.
  7. Vérifiez dès maintenant les droits : owner ou Reservation administrator sur les Reservation Orders, rôle Savings plan purchaser pour les trade-in.
  8. Reprenez vos gabarits d’achat et vos process internes : à partir du 1er février 2027, un achat de réservation est un engagement ferme, il mérite le même niveau de validation qu’un investissement.

Conclusion

Voilà, en neuf sections, de quoi arrêter de subir cette annonce. Le changement n’est pas une catastrophe, c’est une remise à plat : Azure vous propose désormais deux produits d’engagement clairement séparés, un rigide et très remisé, un souple et un peu moins remisé, et vous demande de choisir en connaissance de cause.

Les quatre pièges à retenir :

  1. Un échange réalisé après le 1er février 2027 produit une réservation définitivement figée, parce qu’un échange est techniquement un rachat.
  2. L’échange final se compte à la quantité, pas à la réservation : c’est une marge de manœuvre, à condition de la suivre.
  3. Le commitment horaire proposé par défaut lors d’un trade-in ne garantit pas votre niveau de couverture précédent.
  4. Sans échange, la seule porte de sortie restante est le remboursement, et lui se heurte au plafond de 50 000 USD sur 12 mois glissants.

Sortez votre export de réservations, comptez les lignes sous-utilisées, et calez l’exercice avant fin janvier. Foncez, c’est le genre de chantier qui prend deux heures maintenant et coûte très cher plus tard.

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Contenu assisté par IA
Cet article a été rédigé avec l’assistance d’une intelligence artificielle et relu par l’auteur. Conformément à l’AI Act (UE) en vigueur depuis le 2 août 2026.

Comprenez les coûts d’une ressource Azure

Un des principes fondamentaux du Cloud est fonctionner, et de facturer, selon la consommation. Cela permet de payer un service uniquement quand celui-ci est utilisé. Associé à ce principe, une transparence des coûts est présente via une décomposition précise.

Néanmoins, la compréhension de la tarification et de la facturation d’Azure n’est pas chose aisée durant la mise en place des premières architectures, tant la granularité tarifaire peut s’avérer pleine de coûts combinés et de variantes possibles selon les scénarios.

Un premier article dédié à l’optimisation des coûts est déjà disponible sur ce blog juste ici. Ce second article est quant à lui dédié à la décomposition tarifaire d’une machine virtuelle, très utilisée sur Azure.

Optimisez votre Azure : 1/4 – Les Coûts

Comment fonctionne la politique tarifaire d’Azure ?

Azure propose deux méthodes de tarification, assez classiques chez tous les fournisseurs de Cloud :

  • Paiement à la demande : aussi appelé PAYG (Pay-As-You-Go), cette méthode de facturation est sans engagement. Le décompte tarifaire commence selon les cas quand la ressource est créée ou allumée, et se termine quand la ressource est supprimée ou arrêtée.
  • Engagement de durée : disponibles sur certaines ressources Azure, les engagements sur Azure sont généralement disponibles sur un ou trois ans avec un paiement unique en début d’engagement ou mensuellement. Durant cette durée, le coût de la ressource n’est plus facturé en PAYG, on profite alors d’un rabais très intéressant. L’annulation de l’engagement durant la période n’est pas toujours possible.

Il est possible de combiner les deux méthodes dans un seul environnement Azure sans difficulté.

Attention : un engagement ne couvre généralement pas l’ensemble des coûts d’une ressource Azure.

Quels sont les principaux types de coûts d’une ressource Azure ?

La liste des prix publics des ressources est accessible sur la Calculatrice de prix Azure.

Aucun identifiant n’est nécessaire.

Rien de telle qu’une vidéo pour comprendre comment celui-ci fonctionne :

Seyfallah Tagrerout

Le coût d’une ressource Azure se décompose généralement en plusieurs types de coût. Par exemple, le stockage de données sur Azure générera les coûts suivants :

  • Le volume de stockage : Mo, Go, To, …
  • Le volume de transactions : lectures, écritures, …
  • Le volume de données transitant par les réseaux : Mo, Go, To, …
  • Les services additionnels : réplication, sauvegarde, sécurité, …
Ce lien ouvre une page détaillée des coûts.

Dans cet article, nous allons nous intéresser aux machines virtuelles Azure et à quatre de ses principaux types de coûts :

  • Le Calcul : le traitement de l’information nécessite un service capable d’effectuer des calculs. Azure considère couple processeur / mémoire comme un couple de calcul. On retrouve cet ensemble dans les machines virtuelles, les serveurs de base de données ou les services Web. Assez simplement, le coût du service calcul va dépendre de sa taille, donc de sa technologie, de son nombre de coeurs et de sa taille de mémoire.
  • Le Stockage : Bien souvent, de l’information a besoin d’être stockée dans une architecture. Qu’elle soit utilisée par le service de calcul, mise à disposition pour des accès externes ou pour des besoins de sauvegarde, le stockage disposera généralement de 3 variables : taille (Go; To), débit (Mo/sec; Go/sec) et puissance transactionnelle (IOPS).
  • Le Réseau : Une ressource Azure a besoin de communiquer avec des utilisateurs ou d’autres ressources IT. Par exemple, le réseau virtuel Azure est un moyen simple de faire communiquer des ressources Azure entre elles, une passerelle VPN ou ExpressRoute Azure sera un moyen facile et sécurisé d’établir une communication vers un environnement local. Comme pour le stockage, la tarification réseau repose sur des variables : taille de la bande passante et le volume de données en transition.
  • La licence logicielle : Là encore, la ressource Azure sera souvent exploitée par un système d’exploitation et/ou logiciel, dont certains fonctionnent sous licence payante. Dans l’exemple des licences Microsoft, comme Windows Server ou SQL Server, la tarification Azure repose sur la taille du service de calcul, comme le nombre de coeurs des machines virtuelles. Il est aussi possible de réduire les coûts des licences en réutilisant, sous certaines conditions, des licences existantes.

La machine virtuelle Azure est le meilleur exemple car elle est présente dans de nombreux déploiements Cloud et comporte une variété de coûts Azure.

Tous les champs indiqués dans la Calculatrice de prix Azure ont un impact sur le prix, mais les trois champs entourés en rouge sont ajustables selon les besoins dans le temps :

Taille de l’instance de calcul :

Pas de mystère, plus une machine virtuelle dispose de coeurs et/ou de mémoire, plus son coût est élevé. Il est donc important de choisir une taille adaptée selon les besoins pour éviter des ralentissements ou une sous-utilisation.

Peut-on moduler la taille de la machine virtuelle selon les besoins ?

Il est envisageable de redimensionner la taille durant la nuit ou le week-end quand la période de calcul est plus faible, via le portail Azure ou même de l’automatiser grâce à un script.

Attention : un changement de taille engendre un repositionnement de la machine virtuelle par l’hyperviseur, donc un redémarrage systématique de l’OS.

Durée de fonctionnement :

Une fois créée, une machine virtuelle Azure oscille sur 3 différents statuts :

  • Démarrée : fonctionnement normal et tarification des 4 coûts : calcul, stockage, réseau et licence.
  • Arrêtée : machine virtuelle non accessible, tarification maintenue pour le calcul et le stockage.
  • Arrêtée (Désallouée) : machine virtuelle non accessible, tarification maintenue pour le stockage.

Dans certains cas, l’arrêt complet de la machine virtuelle est donc une approche intéressante pour réduire les coûts. Imaginez un scénario où la machine virtuelle ne démarre qu’au moment où l’utilisateur en a besoin, par exemple durant les heures des jours de la semaine.

Important : à noter que le démarrage d’une machine virtuelle dépend aussi des ressources disponibles dans le datacenter Azure où elle se situe. Ce point de détail a pu être épineux, par le passé, pour certaines tailles de machines exotiques.

Engagement, ou pas :

Comme indiqué plus haut, deux méthodes de facturations sont disponibles sur Azure. Prendre un engagement sur une machine virtuelle est une méthode pratique pour diminuer les coûts quand l’utilisation de la ressource est en 24/7.

Comment fonctionne une instance réservée ?

Il faut voir une instance réservée Azure comme une place de parking, louée pour une durée d’un ou trois ans auprès de Microsoft :

L’instance réservée est une méthode d’engagement historique, elle a depuis été complétée avec le Plan d’économies, disponible depuis quelques mois :

Disque de stockage :

Le stockage de données est un élément indispensable pour une machine virtuelle Azure. Il s’agit d’un coût que l’on paye en permanence, même si la machine virtuelle est éteinte. La taille, la SLA et les performances des disques sont des vecteurs de coûts et donc d’économies potentielles.

Quatre niveaux de disque sont actuellement disponibles sure Azure :

  • Standard HDD
  • Standard SDD
  • Premium SSD v1/v2
  • Ultra disk

L’économie va alors dépendre des besoins : une taille de disque adaptée, des performances suffisantes vous permettrons de répondre au mieux à ces derniers et donc de réduire les coûts :

Les disques premium SSD v2 apportent plus de flexibilité sur le choix des performances voulues.

Quelques remarques :

  • La taille du disque dépendra de la taille de l’image ou de la partition. Il n’est pas possible de choisir une taille plus petite que l’image.
  • Certains niveaux de disques n’incluent pas les coûts liés au volume de transaction dans le prix de base. Il faut donc en tenir compte dans le calcul de coût du stockage.
  • Le meilleur prix final, et donc la meilleure économie possible, peut reposer sur l’achat de disque plus cher pour ne pas payer un gros et coûteux volume de transactions.
  • Le changement de niveau de disque est possible au démarrage de la machine virtuelle via le portail Azure ou avec la mise en place d’un script.

Le réseau :

Inutile de se le cacher, la tarification du réseau d’Azure n’est pas simple. Azure considère un transfert de données et son prix change en fonction de sa destination :

Interne à la région Azure : transfert de données entre deux ressources d’une même région Azure. Dans ce scénario, le coût du traffic est nul, pour la plupart des cas :

A noter que le peering de réseaux virtuels, d’une même région Azure ou non, n’est pas gratuit.

Entre deux régions Azure : certains architectures Cloud sont réparties sur plusieurs régions Azure afin de disposer les ressources au plus près des utilisateurs. Tous les mois, les 5 premiers gigas de transfert de données inter-région sont gratuits :

Vers le réseau internet : tous les mois, les 100 premiers gigas de transfert de données vers internet sont gratuits :

Comme pour toute ressource Azure mise en réseau, une machine virtuelle communique via 2 types de flux :

  • Entrant : connexions entrantes, comme un accès RDP distant ou encore un service web accessible en local ou sur internet. Les flux réseaux entrants vers Azure ne génèrent pas de coûts.
  • Sortant : connexions sortantes, comme un accès RDP distant ou lors d’un téléversement de fichiers. Les flux réseaux sortant d’Azure génèrent des coûts si la destination est en dehors du réseau Microsoft ou sur une autre région Azure.
Le routage du trafic via Microsoft Global Network sera plus résilient qu’un routage Internet, mais un peu plus cher.

Licences logicielles :

La majorité des machines virtuelles vont fonctionner sur Windows ou Linux. Bien souvent, un système d’exploitation nécessite de disposer d’une licence. Microsoft propose donc de payer cette licence uniquement quand la machine est démarrée.

Vous retrouvez ce détail personnalisable dans le Calculateur de prix Azure :

Deux facteurs existent sur le prix de la licence en PAYG :

  • Le coût de licence va dépendre du nombre de coeurs.
  • Un nombre d’heures moins important fera baisser le montant du coût de licence.

Qu’est-ce qu’Azure Hybrid Benefit ?

Azure Hybrid Benefit est un avantage en matière de licences qui vous permet de réduire considérablement les coûts d’exécution de vos charges de travail dans le cloud. Son fonctionnement consiste à vous autoriser à utiliser vos licences Windows Server et SQL Server compatibles sur Azure.

L’activation de cette fonction est faisable pendant ou après la création de la machine virtuelle en quelques clics :

Vous pouvez acheter des licences en souscription annuelle ou pluriannuelle. Les économies réalisées représentent des sommes non négligeables.

Enfin, il ne faudra pas oublier d’autres coûts annexes comme la sauvegarde de données, la sauvegarde de logs ou de métriques, ou encore la mise en place d’un service de reprise après sinistre, qui seront rattachés à différents services Azure.

Conclusion

La tarification d’un hébergeur Cloud peut sembler complexe, mais une prédiction des coûts est possible grâce à l’utilisation du Calculateur de prix Azure. La documentation Azure est aussi là pour mieux comprendre les différences entre les SKU et leurs politiques tarifaires.

Enfin, je conseille également un suivi de la consommation post-déploiement via le Gestionnaire des coûts Azure afin de comparer votre prévision avec la réalité, et donc d’améliorer vos estimations futures.

Optimisez votre Azure : 1/4 – Les Coûts

Me revoilà après plusieurs semaines d’absence. Pour vous expliquer simplement, la New Commerce Expérience (NCE) de Microsoft, aussi détaillée dans mon blog sur cet article, nous a beaucoup sollicité chez Tech Data. De plus, j’ai eu la bonne idée de me casser des doigts, ce qui ne m’a pas empêché de travailler, mais m’a demandé quelques efforts pour le clavier. Tout ça pour vous dire que ceux ne sont que des petits soucis ????.

Je suis donc très content de commencer l’écriture d’une nouvelle série d’articles, dédiée l’optimisation de votre environnement Cloud. A travers ces derniers, je souhaite vous parler d’optimisations d’architectures Azure déjà en production sur 4 axes :

  • Coûts : Analyse pure et simple des coûts Azure pour comprendre la répartition des sommes dépensées.
  • Sécurité : Sans rentrer dans les détails maintenant, la sécurité reste toujours un axe d’amélioration constant.
  • SLAs : Mis de côté par moment, cet indice doit être pris en compte lors de l’établissement de services auprès des clients finaux ou lors d’appels d’offre.
  • Performances : Travailler avec les outils de monitoring Azure pour traquer les ressources Azure sous-utilisées, et donc inutilement coûteuses. Mais aussi de manière inverse, mettre en lumière le manque de performances pouvant justifier un changement d’approche.

Je me doute qu’il existe encore d’autres axes, manières ou approches pour retravailler une architecture Cloud. Gardez toujours en tête que toutes les solutions Cloud sont des produits en évolutions constantes ????.

Axe 1 : Les coûts

J’ai choisi cet axe dans mon premier article car c’est pour moi une demande récurrente dans beaucoup de projets Cloud sur lesquels je travaille :

Comment faire la même chose pour moins cher ?

Cette question n’a rien d’idiote ou de contre-productive. Gardez toujours l’esprit ouvert sur l’arrivée de nouveaux services Azure, ou sur la création par Microsoft de nouvelles offres aux grilles tarifaires encore plus attrayantes.

Pour rester dans le concret, mon approche repose simplement sur plusieurs questions :

  • Le projet Azure dispose-t-il d’une estimation de tarif pouvant servir de référence ?
  • Le projet Azure a-t-il fait l’objet d’une phase de preuve de concept (POC) ?
  • Ai-je créé les bonnes ressources pour les bons besoins ?
  • L’analyse des coûts est-elle faite de manière périodique ?
  • Ai-je consulté récemment Azure Advisor ?
  • Les ressources Azure en place ont-elles été optimisées contractuellement ?

Le projet Azure dispose-t-il d’une estimation de tarif pouvant servir de référence ?

Pas de mystère, une maison se construit avec un plan et un budget des matériaux nécessaires à sa construction. Microsoft propose l’outil de calcul, Azure Pricing Calculator, pour établir au plus près les coûts d’une infrastructure Azure. Gardons en tête qu’il ne s’agit que d’une estimation de tarif, basée sur les données entrées par l’utilisateur.

Pour rappel, cet outil vous permet de calculer le coûts via la mise à disposition d’un catalogue proposant un grand nombre de ressources Azure, elles-mêmes paramétrables.

Tous les projets sur Azure devraient passer par cette étape. L’idée n’est pas de viser la perfection tarifaire ou encore d’afficher le tarif le plus attractif possible, mais bien d’en faire sortir un ou plusieurs scénarios pour ensuite les comparer à d’autres méthodes d’architecture.

Dans le cas d’une analyse de coûts sur une architecture Azure déjà en place, je trouve pertinent de comparer l’offre initiale faite sur Azure Pricing Calculator avec la réalité de consommation de la souscription Azure.

Le projet Azure a-t-il fait l’objet d’une phase de preuve de concept (POC) ?

Après l’estimation des coûts et avant la mise en production, une phase de preuve de concept vous permet aussi d’aborder l’aspect financier. Le POC est principalement vu comme une étape de validation de faisabilité technique. Mais elle apporte aussi des indices de viabilité économique de l’architecture.

A ce titre, Microsoft recommande vivement cette étape pour l’estimation de certains coûts variables (bande passante sortante, transactions de stockage, volume de stockage ( sauvegardes ou journaux et métriques, …)). Cette étape est donc une composante dans le processus de calibrage financier.

Doit-on forcément dépenser de l’argent pour un POC Azure ?

Pas nécessairement. Microsoft propose plusieurs offres : des crédits Azure ou encore des conseils d’ingénieurs Microsoft Cloud. De nombreux programmes Azure propose une intégration de nouveaux projets Cloud sous différentes formes. Voici quelques exemples :

Microsoft for Startups : conçu pour vous aider à vous développer à votre propre rythme, vous pouvez débloquer jusqu’à 150 000 $ de crédits et du temps supplémentaire pour construire au fur et à mesure de la croissance de votre entreprise.

FastTrack for Azure : programme d’assistance technique qui aide à concevoir et à déployer rapidement et efficacement des solutions cloud. Il comprend des conseils personnalisés d’ingénieurs Azure pour fournir des pratiques éprouvées et des conseils en matière d’architecture.

Je pense aussi au statut partenaire, gold ou silver chez Microsoft. Ce dernier propose lui aussi de disposer de conseils d’ingénieurs avant-ventes pour choisir les bonnes ressources.

A-t-on créé les bonnes ressources pour les bons besoins ?

Cette question est déjà présente durant la phase de POC, mais elle doit être périodiquement reposée pendant toutes les phases de vie de l’architecture :

  • Une ressource créée temporairement est-elle bien systématiquement détruite ?
  • Les opérations de tests sont bien cataloguées comme telles et retirées des services Azure après coup ?
  • La région Azure utilisée est-elle en adéquation avec le projet et aux plus proches des utilisateurs finaux ?

Beaucoup de questions du même genre existent. La solution simple à ces questions est et reste la pratique de l’inventaire périodique des ressources Azure. Au risque d’en décevoir certains, je recommande simplement de dérouler la liste depuis le portail Azure afin de toutes les passer en revue.

Afin rendre cet exercice le plus rapide et efficace possible, le maintien à jour d’une cartographie facilite grandement l’analyse :

L’analyse des coûts est-elle faite de manière périodique ?

Comme l’inventaire des ressources Azure, son intérêt repose également sur sa récurrence. Mettre des alertes de coûts Azure est une bonne chose, mais elles ne sont déclenchées qu’après coup et ont toujours un risque d’être ignorées. Microsoft propose là encore un outil gratuit, intégré et très facile d’utilisation : Azure Cost Management.

Gardez en tête que les consommations réalisées sont affichées avec 24 heures de décalage. Malgré cela, l’outil propose des affichages réalisant des synthèses et des vues granulaires pour comprendre tous les coûts.

L’analyse des mois affiche la linéarité ou non des dépenses.
Comme dans mon exemple, l’utilisation des étiquettes est fort pratique dans cet outil.

Envie d’en savoir plus sur ses fonctionnalités ?

Merci Adam ????.
Rapport hebdomadaire de la consommation Azure reçu par mail.

Ai-je consulté récemment Azure Advisor ?

Voici une définition précise du service :

Azure Advisor est un conseiller personnalisé basé dans le cloud qui décrit les meilleures pratiques à suivre pour optimiser vos déploiements Azure. Il analyse votre télémétrie de configuration et d’utilisation des ressources, puis recommande des solutions qui peuvent vous aider à améliorer la rentabilité, les performances, la fiabilité (anciennement appelée haute disponibilité) et la sécurité de vos ressources Azure.

Microsoft Doc

Azure Advisor est le principal outil disponible sur Azure qui regroupe les axes cités au début de cet article. Pas besoin de connaissances précises pour commencer l’optimisation via cet outil car il analyse l’architecture pour vous !

Un clic dans la partie Coût vous affiche des recommandations actualisées régulièrement :

La seconde ligne de ce tableau nous montre une analyse télémétrique de l’utilisation CPU de la machine virtuelle. Autrement dit, Microsoft lui-même vous conseiller de prendre une taille de machine virtuelle plus petite et donc moins chère vous.

Pourquoi demander à un client de prendre un produit financièrement moins intéressant ?

Pour garantir des revenus stables et sur une plus longue période. Cet outil est disponible dans le menu de gauche des raccourcis Azure et doit être, comme le Cost Management, visité régulièrement.

Les ressources Azure en place ont-elles été optimisées contractuellement ?

Quel est le fond de ma pensée derrière cette phrase ?

Je veux bien sûr parler d’engagement. Saviez-vous qu’il vous est possible de vous engager pour des ressources Azure sur plusieurs années ? Le cloud est souvent perçu comme une dépense IT à la demande (Capex vs Opex) :

Mais Azure propose aussi des formules beaucoup plus avantageuses si l’on envisage la durée de son besoin sur une période plus longue.

Le tableau ci-dessus affiche des instances réservées pour des machines virtuelles. Comment fonctionne une instance réservée ? Il faut simplement voir celle-ci comme une place de parking, louée pour un ou trois ans chez Microsoft :

Comme le montre ce schéma, la taille de l’instance réservée doit être en relation avec la taille de la ressources Azure.

Cet engagement n’est pas uniquement disponible que pour les machines virtuelles. Microsoft propose cette formule pour beaucoup d’autres services Azure. Le rabais de réservation s’applique automatiquement à l’utilisation des ressources qui correspondent aux instances réservées.

L’engagement n’est pas uniquement présent pour les ressources Azure. Par exemple, les licences Microsoft sont aussi optimisables sur Azure. Je pense avant tout à Windows Server ou encore à SQL Server.

Qu’est-ce qu’Azure Hybrid Benefit ?

Azure Hybrid Benefit est un avantage en matière de licences qui vous permet de réduire considérablement les coûts d’exécution de vos charges de travail dans le cloud. Son fonctionnement consiste à vous autoriser à utiliser vos licences Windows Server et SQL Server compatibles sur Azure.

Il est donc possible d’acheter des licences en souscriptions annuelles ou pluriannuelles. Les économies représentent des sommes non négligeables.

Conclusion

Je suis content de vous parler de l’aspect financier des architectures Azure. Cela représente une partie non négligeable de mon travail au quotidien.

Comme je l’ai expliqué dans cet article, l’aspect Coût est systématiquement abordé durant toutes les phases d’un projet IT. Et il n’est pas rare de changer de stratégie en fonction de l’évolution de ce dernier.

Dans mon prochain article de la série Optimisez votre Azure, nous nous intéressons plus aux basiques de la sécurité ????.