Nerdio en 2026

Vous avez entendu parler de Nerdio à droite à gauche, vous savez vaguement que ça « simplifie AVD », mais vous n’avez jamais mis les mains dedans ? Cet article est fait pour vous. On part d’une souscription Azure quasi vide et on va dérouler, capture après capture, tout ce qu’il faut faire pour aboutir à un utilisateur qui clique sur Windows App et qui ouvre un bureau AVD propre, avec son profil FSLogix qui suit.

À chaque étape je montre en parallèle ce qui apparaît côté portail Azure, parce que c’est très bien Nerdio, mais il faut comprendre ce qu’il fabrique réellement dans votre subscription. Avant de plonger dans le tuto, deux vidéos pour planter le décor :

  • La première fait le tour rapide des deux produits Nerdio :
    • Nerdio Manager for Entreprise
    • Nerdio Manager for MSP
  • La seconde montre un déploiement en moins de 5 minutes :

Pour vous guider plus facilement dans cet article, voici des liens rapides :

1. Les prérequis

Avant de cliquer sur quoi que ce soit dans le Marketplace Azure, vous devez avoir plusieurs briques en place. Si elles ne sont pas là, vous allez avoir des erreurs classiques du genre « no subnet available » ou « FSLogix path unreachable » pendant la configuration de Nerdio. Autant les poser proprement avant.

Premier prérequis : un Virtual Network. Le vNet doit être joignable depuis votre Active Directory (ou être Entra ID joined comme chez moi), et c’est là-dedans que les session hosts vont atterrir :

Deuxième prérequis : un NAT gateway, associé à vos subnets AVD et Windows 365. La NAT gateway est la solution la plus simple, bien qu’il en existe d’autres (voir mon article) :

Troisième prérequis : un compte de stockage pour FSLogix :

Attention : sur un environnement Entra ID joined, l’authentification au file share FSLogix passe par Entra Kerberos. Pensez à activer cette option côté storage account et à attribuer les rôles RBAC Storage File Data SMB Share Contributor aux utilisateurs AVD. Sinon, vous aurez l’écran « Please wait for the FSLogix Apps Services » pendant 30 secondes puis un profil temporaire : le piège classique.

2. Déployer Nerdio Manager for Enterprise depuis le Marketplace

Direction le Marketplace Azure, on tape nerdio et on tombe sur plusieurs offres. Celle qui nous intéresse dans cet article est Nerdio Manager for Enterprise (à ne pas confondre avec Nerdio Manager for MSP qui est pour les prestataires multi-tenants) :

Sur la fiche produit, on voit que le pricing est en « BYOL via Microsoft Enterprise Contract », vous payez Nerdio sur votre facture Azure (Marketplace), pas via une licence séparée.

On clique sur Create :

L’écran Create NME Plan est un assistant Azure classique :

  • Premier onglet, Basics : on choisit la subscription, on crée un nouveau Resource Group dédié, et on sélectionne la région :
Attention : le compte avec lequel vous lancez le déploiement doit être Global Administrator sur Entra ID ET Owner sur la subscription. C’est rappelé dans l’écran Basics. Si vous êtes juste Contributor, ça va planter au consent.
  • Onglet Resource Names : on définit un préfixe et on laisse les noms par défaut. À ce stade vous voyez déjà la liste de ce qui va être déployé :
  • Onglet Private Endpoints : en prod vous activerez les private endpoints pour blinder la sécurité (l’App Service et le SQL deviennent inaccessibles depuis Internet). Pour notre lab dev/test on laisse décoché :
  • Onglet Tags : standard, vous appliquez vos tags habituels :

Et enfin Review + create. Vous validez les conditions Marketplace, vous vérifiez l’adresse mail (qui sera utilisée par Nerdio pour vous joindre support / facturation), et vous cliquez Create.

Le déploiement prend entre 5 et 15 minutes selon la région et la charge Azure du moment :

Dans l’onglet Outputs, vous récupérez l’URL de votre App Service Nerdio :

3. Initialiser le Nerdio Manager

On ouvre l’URL de l’App Service.

Premier accueil : Nerdio vous demande de lancer un script PowerShell qui va finir la plomberie (permissions, secrets, certificat dans Key Vault, app registration Entra ID) :

Cliquez sur Copy pour récupérer la commande PowerShell, puis ouvrez le Cloud Shell directement depuis l’icône en haut du portail Azure :

Vous collez la commande, vous appuyez sur Entrée et vous laissez tourner :

À la fin vous devez voir un Deployment completed successfully :

Pendant l’exécution, Entra ID vous demande de donner le consent admin pour l’app Nerdio. Cochez « Consent on behalf of your organization » et cliquez Accepter :

Si vous voulez vérifier, allez sur la page Enterprise Application nerdio-nmw-app dans Entra ID, onglet Permissions. Vous devez voir une liste impressionnante de permissions Microsoft Graph :

C’est cette app registration qui va piloter votre tenant à la place de Nerdio.

4. Premier login et registration

Une fois le script PowerShell terminé, on retourne sur l’URL Nerdio et on rafraîchit la page. Cette fois on a l’écran d’accueil avec votre tenant Entra ID et votre subscription pré-remplis. On clique sur Register Nerdio Manager.

Petit formulaire de registration côté Nerdio (Company, Name, Email, Phone) :

On clique sur Next :

5. Configuration initiale (services, vNet, AD, FSLogix)

Étape Services : Nerdio vous demande quels services vous voulez manager. Dans mon lab j’ai tout coché : Azure Virtual Desktop, Windows 365 (Cloud PCs) et Intune (Physical endpoints) :

Étape Configuration : Nerdio vous demande trois choses, dans cet ordre : un vNet, un Directory (Entra ID, AD DS, ou Entra Domain Services), et un emplacement FSLogix. On clique sur le bouton Configure à côté de Features and scope pour commencer par paramétrer Intune :

Sur la fenêtre Configure Intune, vous choisissez ce que Nerdio a le droit de faire sur Intune : Manage / Read-only / N/A pour chaque feature (devices, group membership, scripts, conditional access, app policies, etc.) :

Ensuite on revient et on configure le VNet, puis on le link au subnet AVD :

Puis Directory : C’est ce profil qui dira aux session hosts de se joindre automatiquement et de s’enrôler dans Intune au boot :

Enfin FSLogix Profiles Storage Configuration. On pointe le path UNC du share, et on coche absolument « Configure session hosts registry for Entra ID joined storage » :

Attention : pour le FSLogix sur stockage Entra ID joined, en plus de cocher la case dans Nerdio, il faut que le storage account ait été configuré avec Identity-based access côté Azure (rappel du prérequis 1) et que vos utilisateurs AVD aient le rôle RBAC Storage File Data SMB Share Contributor. C’est l’erreur n°1 sur les déploiements Entra-only.

Une fois les trois choses configurées, vous voyez l’écran de Configuration avec les trois boutons remplis (vNet sélectionné, Directory Entra ID, FSLogix location renseigné), on clique sur Done.

La console Nerdio charge alors la configuration pendant plusieurs minutes :

6. Le Grant Admin Consent final

Nerdio détecte qu’il a besoin de permissions supplémentaires pour fonctionner sur l’étendue que vous venez de définir (vNet, FSLogix, Intune).

Une popup Grant Consent apparaît, avec un warning : « The list of required permissions can take some time to fully populate. You may need to grant permissions multiple times. »

Cliquez sur le lien pour ouvrir la fenêtre de consent Entra ID.

Vous validez la longue liste de permissions et vous cliquez Accept. Vous obtenez alors l’écran « Admin Consent granted » :

Côté portail Azure, vous pouvez vérifier sur l’Enterprise App nerdio-nmw-app que les permissions Microsoft Graph sont maintenant à 29 (au lieu de 25 avant) :

De retour dans Nerdio, on coche « I have granted admin consent » et on clique OK.

Mon retour terrain : il m’est arrivé de devoir passer le consent deux fois sur cet écran. La première fois Nerdio détecte des permissions manquantes après quelques secondes et redemande. Ne paniquez pas, c’est normal, le warning vous prévient.

7. Tour des ressources Azure créées par Nerdio

Voilà, vous arrivez sur le dashboard Workspaces de Nerdio. Il est vide pour le moment, on va y revenir :

Maintenant, allez voir côté portail Azure, vous devriez voir les services Azure suivants :

  • App Service / App Service Plan + Application Insights
  • 2 Automation Account
  • Data Collection Endpoint + Data Collection Rule + 2 Log Analytics Workspaces
  • Key Vault
  • Runbook
  • Smart detector alert rule
  • SQL database + SQL server
  • Storage Account

Et dans l’IAM de votre vNet, vous voyez maintenant l’app registration nerdio-nmw-app avec trois rôles : Reader et Backup Reader hérités au niveau subscription, et Network Contributor sur le vNet lui-même :

8. Downgrade dev/test pour faire baisser la facture

16 ressources Azure pour faire tourner une simple app web de management, ça pique un peu, surtout quand on découvre que Nerdio déploie par défaut :

  • App Service Plan en B3 (~150 €/mois)
  • SQL Database en S1 (~22 €/mois).

Total déploiement par défaut : autour de 248 $/mois rien que pour la console Nerdio elle-même, sans compter vos session hosts.

Nerdio le sait, et pour les environnements dev/test ou POC, ils documentent officiellement un downgrade qui fait tomber la facture à environ 60 $/mois.

Concrètement, vous allez sur la SQL Database, onglet Compute + storage, et vous basculez en Basic (For less demanding workloads) à 5 DTUs et 2 GB de data, coût estimé : 6,11 $/mois :

Puis sur l’App Service Plan, vous faites un Scale up et vous descendez de B3 vers B1 (Basic). Coût estimé : ~8,40 €/mois.

Attention : ce downgrade est officiellement supporté uniquement pour dev/test et POC. En production, gardez le B3 + S1 sinon vous allez avoir des perfs dégradées sur l’auto-scaling, les scripted actions et les opérations bulk. La KB Nerdio est claire là-dessus.

9. Créer un Workspace

On revient dans Nerdio.

Première chose à faire : aller dans Settings > Environment > Linked Resource Groups et vérifier qu’on a bien linké le RG dans lequel on veut déployer les session hosts :

Maintenant, direction Workspaces. C’est encore vide, on clique sur New Workspace.

Pour rappel, un Workspace AVD c’est juste un conteneur logique qui va regrouper vos host pools. Côté Microsoft, c’est l’objet Microsoft.DesktopVirtualization/workspaces :

Côté Azure, vous voyez maintenant apparaître la ressource de type Workspace. Nerdio a bien créé l’objet AVD pour vous :

10. Créer un Host Pool

Sur la ligne du workspace, on clique sur les trois points et on choisit Host pools :

On clique New Host Pool :

La fenêtre Add Host Pool est dense, voici mes choix pour le lab :

  • Host pool type : Static (pas d’auto-scale dynamique pour ce test)
  • Desktop experience : AVD multi-session desktop (pooled)
  • Directory : Default
  • FSLogix : Default
  • Initial host count : 2 pour valider le load balancing
  • Name (VM prefix) : nerdio-vm
  • Network : nerdio-vnet (AVD)
  • Desktop image : Windows 11 25H2 AVD + Microsoft 365 Apps (image Marketplace gallery)
  • VM size : D8s_v6 (8 cores, 32 GB RAM)
  • OS disk : 128 GB E10 Standard SSD

Nerdio prévient que la tâche est longue (entre 20 et 40 minutes pour 2 hosts), on clique OK et c’est parti. Vous pouvez suivre l’avancement dans l’onglet Tasks.

Côté Azure pendant que ça tourne, on voit déjà apparaître deux nouvelles ressources : Host pool et Application group, c’est l’objet qui va recevoir les assignations utilisateurs :

Dans l’onglet Tasks de Nerdio, on voit le déroulé : un Create host pool, puis Add hosts en parallèle pour les 2 VMs (qui prennent ~12 à 15 minutes chacune) :

Côté Azure on voit les 2 VMs apparaître avec leurs NICs respectifs, attachés au subnet AVD :

Une fois toutes les Tasks COMPLETED, on est bon :

Dans la vue Session Hosts, les deux VMs sont là, marquées Entra Joined, avec leur IP dans le subnet :

Côté Azure, sur le host pool, vous voyez le dashboard Overview : Total machines 2, Can connect 2, Can’t connect 0. Tout est vert :

11. Configurer le Host Pool (RDP, SSO Entra ID, time limits)

Le host pool tourne, mais il faut le configurer un peu avant de laisser les utilisateurs se connecter : périphériques redirigés, single sign-on Entra ID, time limits. Sur la ligne du host pool, trois points > Settings.

Onglet RDP Settings : c’est ici qu’on définit ce qui est redirigé entre le client et la session AVD. J’active Redirect microphone, Redirect speaker, Redirect cameras, Redirect clipboard, Redirect printers :

Toujours dans RDP Settings, en passant en Custom RDP configuration, je cherche la propriété enablerdsaadauth et je la mets à 1. C’est la propriété qui autorise le single sign-on Entra ID côté RDP ;:

Onglet Session Time Limits : j’active la fonctionnalité, je mets Disconnect IDLE sessions after à 1 jour et Log off DISCONNECTED sessions after à 1 heure :

Côté Azure, sur le host pool dans le portail, onglet RDP Properties, vous pouvez vérifier que Microsoft Entra single sign-on est bien sur « Connections will use Microsoft Entra authentication to provide single sign-on » :

Attention : pour que le SSO Entra ID fonctionne complètement, il faut trois choses alignées : (1) enablerdsaadauth=1 dans les RDP properties, (2) le SSO activé sur le host pool côté Azure, (3) les utilisateurs en MFA conforme aux exigences Conditional Access. C’est documenté ici : Configure single sign-on with Microsoft Entra authentication.

12. Assigner les utilisateurs

Sur la ligne du host pool, trois points > Users and groups.

Lors de l’ajout des utilisateurs, Nerdio nous propose de le faire automatiquement :

Côté Azure, sur l’Application Group, onglet Assignments, vous voyez vos utilisateurs apparaître :

Et dans l’IAM, en filtrant sur un utilisateur (avdtest4 par exemple), vous voyez bien le rôle Virtual Machine User Login qui a été attribué automatiquement par Nerdio :

Mon retour terrain : beaucoup de gens oublient ce rôle et passent 30 minutes à se demander pourquoi leur utilisateur voit le host pool dans Windows App mais ne peut pas se connecter (erreur « Your account is configured to prevent you from using this device »). C’est ici que ça se règle, et Nerdio vous le propose automatiquement : c’est exactement la valeur ajoutée du produit.

13. Tester la connexion utilisateur

Le moment de vérité.

On se connecte avec un compte de test sur Windows App (ou windows.cloud.microsoft). Dans la vue Devices, on voit notre workspace et le host pool :

Clic sur la tuile :

Premier signe qui rassure : l’écran « Please wait for the FSLogix Apps Services ». Ça veut dire que FSLogix est en train de monter le profil VHDX depuis le file share Entra Kerberos :

Et voilà : bureau Windows 11 25H2, session AVD multi-session, prête à l’emploi :

14. Vérifier le résultat côté Nerdio et FSLogix

On retourne sur le file share dans le portail Azure.

Et là, magie : un répertoire vient d’être créé par FSLogix, contenant le VHDX du profil utilisateur :

Et côté Nerdio, sur la vue User Sessions, on voit la session active. Vous pouvez log off, disconnect ou send message à l’utilisateur depuis là :

Conclusion

Voilà, en une douzaine d’étapes vous êtes passé d’un vNet vide à un environnement AVD multi-session Entra-joined avec FSLogix profiles, SSO Entra ID, et vos utilisateurs assignés, le tout piloté depuis une console unique.

Concrètement, ça donne quoi ?

Là où Microsoft vous fait jongler entre 5 blades du portail (Workspaces, Host pools, Application groups, RDP properties, IAM), Nerdio centralise tout dans une seule UI cohérente. Il vous propose automatiquement les bons réglages, comme le rôle Virtual Machine User Login qu’on aurait pu oublier.

Les 3 pièges à retenir si vous reproduisez en lab :

  1. Le Grant Consent peut nécessiter deux passages, soyez patient.
  2. Pour FSLogix sur un storage Entra ID joined, n’oubliez pas la case « Configure session hosts registry for Entra ID joined storage » et les rôles RBAC sur le file share.
  3. Pour le SSO Entra ID, les trois conditions doivent être réunies : enablerdsaadauth=1 + SSO côté host pool + utilisateurs MFA-compliant.

Et n’oubliez pas le downgrade dev/test (SQL Basic + App Service B1) si vous laissez tourner l’environnement à long terme : ~190 $/mois économisés rien que sur les composants Nerdio.

Foncez tester en lab, c’est gratuit pendant 30 jours en trial Nerdio !

Et si vous galérez sur une étape, dites-le-moi en commentaire, je referai un article plus poussé sur la partie scaling et auto-scale, qui est vraiment là où Nerdio fait la différence.

Nerdio s’occupe de votre AVD

Azure Virtual Desktop est en évolution constante, de part Microsoft (Azure AD, Intune, Teams, FSLogix,…) mais aussi par des solutions tierces comme celle proposée par Nerdio.

C’est ici que Nerdio intervient. Nerdio Manager est une solution disponible sur la marketplace d’Azure, qui va vous simplifier la gestion de votre environnement AVD. Voici une vidéo sur le sujet part le CEO de Nerdio, Vadim Vladimirskiy :

La nombre de vidéos disponibles concernant AVD sur leur chaîne Youtube est impressionnant !

Le portail Azure apporte en effet une grande facilité de déploiement d’un environnement Azure Virtual Desktop. Mais tout cela devient assez lourd quand on doit manager la solution durant toute sa période d’exploitation.

Alors imaginez avec plusieurs centaines d’utilisateurs sur plusieurs pools d’hôtes …

Comme vous allez le voir une fois en place, Nerdio propose de simplifier et d’automatiser les opérations courantes sur l’environnement AVD. On pourra gérer les images OS, les cycles de mise à jour, optimiser les ressources Azure selon les besoins et les pics de charge, et bien d’autres encore…

Dans ce premier article sur Nerdio, nous allons nous occuper ici de l’installation de la solution sur votre environnement Azure.

Etape 0 : Rappel des prérequis

Comme pour tout déploiement dans Azure, des prérequis sont nécessaires :

  • Un tenant Microsoft (AAD)
  • Des licences comprenant Windows 10 Entreprise pour vos utilisateurs AVD
  • Une souscription Azure active
  • Un domaine Active Directory Domain Services (AD DS)
  • Un espace de stockage sur Azure pour les profils utilisateurs via FSLogix, provenant d’un serveur de fichiers ou d’un compte de stockage Azure + partage de fichier

Si un des points listés est absent de votre environnement, pas de panique, Vadim vous explique tout ici :

Au final, Nerdio se focalise avant tout sur les composants Azure Virtual Desktop, afin de pouvoir l’intégrer sans difficulté dans un grand nombre d’environnements existants.

Etape I : Déploiement de la solution

Tout commence donc depuis la marketplace. Avant de pouvoir jouer avec Nerdio, il faut en effet commencer à déployer les premières ressources Azure.

Cliquez ci-dessous pour créer votre Nerdio :

Tapez Nerdio dans la barre de recherche et sélectionnez Nerdio Manager for Enterprise :

Créez un nouveau groupe de ressources et choisissez la localisation qui vous convient :

Une fois la validation passée, lancez la création :

Une fois le déploiement terminé, cliquez sur Outputs pour récupérer l’URL de votre application web Nerdio :

En effet, le groupe de ressources créé par Nerdio a généré plusieurs ressources dont une application web :

Ouvrez cette URL dans un nouvel onglet de votre navigateur Internet :

Comme indiqué sur cette page web, vous avez déjà déployé les composants nécessaires à Nerdio. Maintenant, Nerdio va avoir besoin de s’installer.

Pour cela, suivez les indications en ouvrant Azure Cloud Shell avec un compte disposant du rôle d’administrateur global de votre tenant, mais aussi d’un rôle de propriétaire sur la souscription Azure :

Qu’est-ce qu’Azure Cloud Shell ?

Azure Cloud Shell est un interpréteur de commandes interactif, authentifié et accessible par navigateur qui permet de gérer les ressources Azure. Il vous donne la possibilité de choisir l’expérience d’interpréteur de commandes la plus adaptée à votre façon de travailler, qu’il s’agisse de Bash ou de PowerShell.

Source : Microsoft

Lors de l’ouverture de ce nouvel onglet, Azure Cloud Shell vous demandera éventuellement de créer ou de rattacher à un compte de stockage + partage de fichier pour stocker les logs :

Azure Cloud Shell - Storage - Chapter 2 | RidiCurious.com

Azure Cloud Shell va vous permettre d’exécuter des commandes en PowerShell ou en Azure CLI. Restez en PowerShell et coller le script donné sur la page web Nerdio :

Script correctement terminé après plusieurs minutes.

Une fois le script terminé, vous pouvez retourner sur la page web Nerdio et rafraîchir. Si vous n’avez pas conservé cette page, pas de panique ! Vous pouvez la retrouver comme ceci :

Retournez sur le groupe de ressources créé par l’application Nerdio, puis cliquez sur le service d’application :

Copiez l’URL de l’application :

Collez l’URL dans un nouvel onglet de votre navigateur :

Pour que Nerdio puisse fonctionner, vous allez devoir le configurer sur votre environnement actuel. Voici, étape par étape, les points à paramétrer :

Les informations du tenant et de la souscription Azure sont déjà renseignés et donc non modifiable :

Ensuite, enregistrez votre application auprès des serveurs Nerdio :

Un environnement Azure Virtual Desktop nécessite aussi un contrôleur de domaine dans la majorité des scénarios. Une gestion via Nerdio n’échappe pas à cette règle et demande alors le réseau virtuel où se trouve l’AD et FSLogix :

Le menu déroulant propose automatiquement les ressources Azure se trouvant dans la même souscription que Nerdio. Cliquez sur OK pour continuer la configuration :

Nerdio vous demande de spécifier un groupe de ressources pour Azure Virtual Desktop. Il propose par défaut le même que celui utilisé pour son installation, mais reste modifiable :

Un conseil, créez un groupe de ressources dissocié pour les ressources AVD afin de gagner en clarté. Retournez alors sur votre premier onglet (Portail Azure) pour créer le groupe de ressources AVD.

Une fois créé, revenez sur la page de configuration.

Cliquez sur le groupe de ressources et changez-le par votre nouveau groupe, puis cliquez sur OK :

Le paramètre suivant concerne Active Directory. Nerdio a besoin de connaître plusieurs paramètres pour connecter les machines virtuelles AVD au domaine :

  • Directory : Choisissez selon votre annuaire entre Active Directory ou Azure AD DS
  • AD Domain : Spécifiez le domaine Active Directory au format FQDN pour les machines virtuelles hôtes de session à rejoindre
  • AD Username : Spécifiez un utilisateur admin au format FQDN avec l’autorisation de créer des objets « ordinateurs« 
  • AD Password : Mot de passe du compte admin
  • Organisation Unit : Spécifiez l’unité d’organisation (OU) au format DN où toutes les machines virtuelles hôtes de session seront créées par défaut

Une fois les champs renseignés, cliquez sur OK :

Le compte de stockage est utilisé pour stocker les profils via FSLogix. Ce dernier doit exister au préalable, comme pour le partage de fichier, qui doit être joint au domaine AD renseigné plus haut :

Plusieurs options possibles sur cet écran :

  • Vous pouvez passer la configuration du compte de stockage pour y revenir plus tard si nécessaire
  • Vous pouvez activer la fonction Cloud Cache de FSLogix. Cela permet de conserver sur le profil utilisateur sur plusieurs compte de stockage Azure, hébergés dans différentes régions pour augmenter sa résiliance.

Cliquez sur OK une fois les champs renseignés :

Le portail de gestion Nerdio offre aussi la possibilité de gérer des machines Windows 365. Cela s’avère pratique pour centraliser la gestion des bureaux à distance dans une seule console.

Pour cela, vous devez autoriser l’application Nerdio sur votre environnement. Cliquez sur OK si vous êtes d’accord :

Enfin, choisissez le modèle de gestion AVD au sein de Nerdio. Prenez ici Spring 2020 Update -ARM (GA) et cliquez sur Done :

Avant de pouvoir laisser Nerdio procéder, il faut lui donner un consentement de l’administrateur global. Cliquez sur le lien donné dans le nom du domaine :

Saisissez les identifiants appropriés pour vous identifier :

La liste d’autorisations est assez longue. Prenez le temps de la regarder et acceptez si vous êtes d’accord :

Un message d’information apparaît alors pour vous confirmer le succès de l’opération :

Fermez l’onglet et retournez sur l’onglet de configuration Nerdio pour cocher la case et cliquez sur OK :

Le processus vous emmène alors directement sur le portail de management Nerdio :

Vous allez maintenant pouvoir créer votre premier environnement Azure Virtual Desktop. Nerdio dispose d’un grand nombre de personnalisations. Nous ne ferons que les opérations de base dans ce premier article. D’autres articles suivront pour des sujets précis.

Etape II : Création d’un environnement Azure Virtual Desktop

Vous voilà sur votre portail de gestion Nerdio. Indispensable dans toute structure AVD, l’espace de travail est un composant créé par Nerdio. Cliquez sur Workspaces, puis Add Workspace :

Renseignez les options de votre espace de travail et cliquez sur OK :

Chaque tâche Nerdio est visible dans l’historique, très précis avec ses statuts actualisés automatiquement :

Faites un tour dans votre portail Azure pour constater la création de la première ressource :

Cliquez votre espace de travail Nerdio pour le configurer :

Cliquez sur Static host pools dans le sous-menu à gauche, puis sur Add static host pool :

Renseignez les champs de votre pool d’hôtes AVD et cliquez sur OK. Voici mes options :

  • Desktop Experience : vous permet de choisir entre un environnement mono-utilisateur ou multi-utilisateurs
  • Répertoire : reprend par défaut l’AD DS ou l’Azure AD DS renseigné pendant la configuration Nerdio
  • FSLogix : reprend par défaut le compte de stockage utilisé pour FSLogix renseigné
  • Initial host count : nombre initial de machine virtuelles AVD créées avec le pool d’hôtes
  • Name Préfix : préfixe du nom utilisé pour la création des machines virtuelles AVD
  • Desktop image : propose une liste d’images Windows 10/11 disponibles sur Azure, mais aussi des images personnalisées et créées dans le menu Desktop image de Nerdio
  • VM size : offre plusieurs choix de puissance pour les VMs AVD
  • OS Disk : Taille et puissance du disque OS installé sur chaque VM AVD
  • Resource group : groupe de ressources Azure pour la création des VMs AVD et du pool d’hôtes
  • Quick assign : Annuaire des groupes et des utilisateurs d’Azure AD

Une fois la création du pool d’hôtes lancée, vous pouvez suivre toutes les étapes grâce au système de tâches Nerdio :

Après que toutes les tâches sont terminées, ouvrez un portail Azure pour constater les créations dans le groupe de ressources AVD :

Cliquez sur le pool d’hôtes créé par Nerdio et constatez la présence de VMs disponibles aux utilisateurs AVD :

Pour tester la solution, ouvrez un navigateur en mode privé pour vous rendre sur la page d’accueil AVD :

aka.ms/wvdarmweb

Utilisez les identifiants d’un utilisateur faisant parti du groupe AVD assigné lors de la création sur Nerdio et cliquez sur OK :

Recherchez le bon espace de travail créé par Nerdio et cliquez sur l’icône RDP :

Saisissez une nouvelle fois le mot de passe de l’utilisateur AVD et cliquez sur Submit :

Vous voilà enfin sur votre bureau Windows 11 !

Faites un tour sur votre compte de stockage FSLogix via votre portail Azure :

Cliquez sur le partage de fichiers correspond à celui renseigné dans la configuration Nerdio :

Constatez la présence d’un dossier créé par FSLogix pour le stockage du profil utilisateur au format VHDX :

Etape III : Suppression de l’environnement de test AVD

Dans le cadre d’un environnement de test, vous pouvez également supprimer très facilement les composants Azure créés par Nerdio.

Commencez par les machines virtuelles AVD :

Continuez par le pool d’hôtes :

Et finissez par supprimer l’espace de travail :

Conclusion

Au final la mise en place d’un environnement de test pour Azure Virtual Desktop via Nerdio a été très simple et très facile. Plusieurs remarques à ce sujet :

  • Nerdio ne vous dispense pas de mettre en place les prérequis propres à un environnement AVD
  • Le présent article ne montre pas toutes les fonctionnalités très utiles et présentes dans la console Nerdio. Plusieurs articles suivront par la suite

Quel est le coût de Nerdio ?

La société propose plusieurs modèles de licence après le premier mois d’essai gratuit :

Nerdio for Managed Service Providers (MSPs)

Nerdio manager for Enterprise :

A cela s’ajoute aussi le coût des ressources Azure déployées par Nerdio, dont voici les estimations au bout de quelques jours :

En conclusion, la solution s’avère assez prometteuse sur la gestion des environnements d’Azure Virtual Desktop par un grand nombre d’automatismes ou de customisations, à travers un seul et unique portail.

Comme à chaque fois Dean Ceola, de la Cloud Academy, a également fait une très bonne vidéo juste ici :

Enfin et comme toujours, pensez à partager votre propre expérience dans les commentaires ????